Lauréats 2021

  • Lauréat du Grand prix Québecor du Festival international de la poésie 2021

    MOORHEAD Andrea

     Le Grand prix Québecor
    du Festival international de la poésie 2021
    est remis à :

    le poète Hugues Corriveau
    pour le recueil
    Jardin-cendre
    publié aux Éditions du passage.

     

     

    C’est ce matin, lors de la conférence de presse du lancement de la programmation du 37e Festival international de la poésie, que le poète Hugues Corriveau recevait son prix de 15 000 $. Cette bourse est offerte conjointement par Québecor et le Festival international de la poésie. En plus de son prix, le lauréat est invité à participer aux dix jours du Festival, une valeur de près de 5 000 $.

    Il sera un des principaux invités du 37e festival (1-10 octobre 2021), qui se déroulera, s’il y a lieu, dans le respect des règles sanitaires demandées par le Gouvernement du Québec.

    « Québecor est fière de faire équipe avec le Festival international de la poésie de Trois-Rivières depuis maintenant 16 ans et d’ainsi contribuer à mettre en valeur la richesse de notre culture et de notre langue. Nous avons également à cœur de soutenir et de faire briller le talent des artistes d’ici, et c’est donc avec grand plaisir que nous remettons, en collaboration avec le Festival, le Grand Prix Québecor, accompagné d’une bourse de 15 000 $, à Hugues Corriveau pour son recueil Jardin-cendre. Toutes nos félicitations au gagnant! », a mentionné Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor.

    Jardin-cendre est un recueil fort, maîtrisé, dans lequel le poète revient avec lucidité sur les deuils de son existence : ceux de l’enfance, de ses parents, de son frère, de ses amis.es, de ses espoirs et, enfin, de sa propre vie. Si ce livre témoigne d’une profonde mélancolie, il n’expose nullement la tristesse avec complaisance. L’écriture concise, où chaque vers semble découpé au couteau, aborde l’émotion avec délicatesse et retenue. On trouve ici un dénuement inédit dans l’écriture de l’auteur, dénuement qui permet une audace certaine : « Je pleure. C’est simple de le dire. Je pleure. » Ce faisant, le poète chemine avec brio dans une langue qui ouvre un espace d’accueil au lecteur et à la lectrice.

    Avec ce seizième recueil, Corriveau forme et dessine des tristesses à faire chavirer le néant. Au fil de chaque page, nous sommes amené.es à rester alertes devant la finesse et la ténacité de la peine qui nous lie à la beauté du monde, à l’errance, au deuil et aux « fractures du crépuscule. » Jardin-cendre est un grand tout de vie et de disparition qui appelle le recueillement. Corriveau y est dense et généreux. Il s’y commet dans toute sa vulnérabilité avec pour seul vêtement, la langue. Et ce, malgré « La frayeur de ne pas retrouver le jour. » 

    Enfin, le jury a tenu à souligner la posture délibérément narrative des poèmes du recueil de Jean-Marc Desgent: Tableaux d’hiver, tableaux d’été (Éditions Poètes de brousse) dans lequel il poursuit la démarche qui lui est propre -- tout en la questionnant et la renouvelant -- dans des textes hybrides parfaitement assumés. 

    Rappelons que ce prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l'œuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

  • Lauréate du Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2021

    MOORHEAD AndreaLe Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 201
    est décerné à la poète
    Vanessa Bell

     

     

     

     



    À l’unanimité, le jury accorde le prix à Vanessa Bell pour la suite poétique « Foehn » publiée dans le numéro 181 de la revue Estuaire

    Ce prix est décerné annuellement et il est accompagné d’un montant de 250 $ offert par la Librairie Poirier de Trois-Rivières.

    Vanessa Bell nous amène dans l’univers d’une femme qui revient sur son parcours, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, en tentant d’identifier chez elle les nœuds de colère et de douleurs. Ces poèmes en prose déploient une écriture aux effets subtils, dont le rythme et les images font surgir chez le lecteur et la lectrice une émotion profonde, modulée et enrichie, à la fin des textes, par un segment composé d’éléments disparates : « liste des choses qui m’appartiennent… »

    De fait, dans cette suite de poèmes, tout y est et tout se tient : construction des divers paragraphes, descriptions ou expositions d’émotions souvent dramatiques, mais touchées autant par l’humour blanc que par l’humour noir. En un mot, une suite de poèmes en prose originale, inventive, se nourrissant d’émotions diverses, faisant de son autrice une des poètes les plus intéressantes de sa génération… 

    Le jury tient également à souligner la qualité exceptionnelle du rythme des poèmes de « Rapport médical » d’Éric Roberge, publié dans la revue Exit 101, car cette rythmique emporte la lectrice et le lecteur dans une lecture haletante. Plusieurs vers étonnent, surprennent, marquent l’imagination.

    Enfin, le jury rappelle son appréciation de l’écriture sensible, pertinente, nette et précise de « #COVIDPOÈMES » de Bertrand Laverdure, suite poétique parue également dans Exit 101

    Vanessa Bell sera l’invitée du 37e Festival international de la poésie qui aura lieu du 1 au 10 octobre 2021 et recevra un prix offert par la Librairie Poirier.

    Cette année, le jury était composé des poètes Louise Dupré, Anne Peyrouse et Jean-Marc Desgent et la décision du jury est unanime. 

  • Lauréat Prix de poésie Gatien-Lapointe - Jaime Sabines 2021

    BELANGER Paul credit Normand PoireLe prestigieux Prix
    Gatien-Lapointe/Jaime-Sabines 2020
    est remis au poète mexicain 
    Jorge Humberto Chávez

     

     

     

     


    Après lectures et relectures des quatre (4) candidatures soumises par un jury mexicain, le jury québécois accorde, à l’unanimité, le Prix international de poésie Jaime-Sabines / Gatien-Lapointe 2021, à Jorge Humberto CHÁVEZ, pour son recueil Bar papillon et le poème triste / Bar papillón y el poema triste (traduction de Françoise Roy) publié en coédition par les Écrits des Forges (Trois-Rivières, Québec) et Mantis Editores (Guadalajara, Mexique).

    Chávez nous apporte une poésie du quotidien faite de délicatesse et d'empathie. C'est le discours de la confidence qui entraîne le lecteur et lui laisse voir l'aspect intemporel des gens et des choses. Cela ne se déroule pas sans érotisme, et si parfois l'amour est déçu, le poème lui ne déçoit pas. On reste ému tant pendant qu’après la lecture de chaque poème qui prend une amplitude voulue à la manière d'une véritable mise en scène de la vie où se glisse discrète mais fortement présente l'émotion.

    Cette œuvre nous touche également par la forte capacité du poète à concilier concret brut et émotions empreintes de légèretés teintées parfois de folie. Sans que l’aspect narratif ne vienne jamais atténuer la dimension poétique de son travail ni son pouvoir d’évocation : les poèmes dansent avec les corps au rythme de la musique, de la bière, du vin ou autres alcools « La vie, c’est de nous penser présents comme dans un habit parfait ». 

     Il en va de même pour l’amour chez ce poète : « Elle, elle m’a déjà oublié, moi, je m’en souviens maintenant ». Il n’hésite pas non plus à élever au niveau spirituel des moments d’une profonde détresse cohabitant avec des excès de toutes sortes et l’ivresse de vivre. « Dis-moi si pourrait exister un dieu encore plus/ bienfaisant : / je l’ai emporté sur le chaos. »

    Chávez mène cette alliance de contenus contradictoires avec brio et ravit le lecteur, rapidement conquis par son je dysfonctionnel.

    Le jury québécois, était formé des poètes et éditeurs, Louis-Philippe Hébert, Stéphane Despatie et de Gaston Bellemare, président-fondateur du Festival international de la poésie. Monsieur Chávez recevra donc la bourse de 100 000 pesos mexicains offerte conjointement par le Seminario de Cultura Mexicana et le 37e Festival international de la poésie. Il sera, en plus, un des principaux invités de cette 37e édition, si la situation sanitaire le permet.

    Précédents lauréats et lauréates :

    2020 : Paul Chamberland (Québec)
    2019 : Oscar Oliva (Mexique)
    2018 : Paul Bélanger (Québec)
    2017 : Luis Armenta Malpica (Mexique)
    2016 : Louise Dupré (Québec)
    2015 : Maria Baranda (Mexique)
    2014 : Anthony Phelps (Québec)
    2013 : Francisco Hernandez (Mexique)
    2012 : Jean-Paul Daoust (Québec)
    2011 : Coral Bracho (Mexique)
    2010 : Émile Martel (Québec)
    2009 : Juan Bañuelos (Mexique)
    2008 : Yolande Villemaire (Québec)
    2007 : Elsa Cross (Mexique)
    2006 : Jean-Marc Desgent (Québec)
    2005 : Eduardo Lizalde (Mexique)
    2004 : Claude Beausoleil (Québec)
    2003 : Alí Chumacero (Mexique)

  • Lauréate du Prix Piché de poésie de l'UQTR 2021

    BELL VanessaLe Prix Piché de poésie 
    de l'Université du Québec à Trois-Rivières 2021 
    est remis à la poète Michèle Moisan

     

     

     

     

     

    Le Prix Piché de poésie 2021 de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui se veut un hommage au poète Alphonse Piché et un encouragement à la relève, a attiré des participations en provenance de toutes les régions. Le prix est décerné à un auteur qui n’a jamais publié de recueil.

    Cette année, le premier prix, d'une valeur de 2 000 $, a été accordé à Michèle Moisan pour Comme je suis. Cette belle allégorie crée un dialogue entre le monde naturel et celui de l’humain, car « une vague immense/me jette/au cœur du monde ». Un univers organique se construit autour d’images saisissantes, et ce dans une écriture sobre et efficace, qui s'appuie sur des qualités formelles indéniables. Sans jamais céder à la tentation d’une surenchère d’effets poétiques, ces poèmes déplacent le réel, d’abord légèrement, puis profondément, et d’un vers à un autre, en revisitant ce que l’on tient pour connu, ils déplacent aussi notre regard : « je sursaute/quand la lumière soudain/déchire la pénombre ».

    Au cœur de l'intimité et de l'intériorité, sont construits avec peu de mots des poèmes sobres et touchants dans un langage peaufiné. En soi, un hymne à la poésie : « je bafouille/des voyelles neuves/mon premier mot est un verbe/à plumes ».

    Les membres du jury étaient : Hélène Dorion, écrivaine ; Louis-Philippe Hébert, écrivain et directeur des Éditions de La Grenouillère et Manon Brunet, professeur titulaire au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

    Félicitations à la gagnante dont les poèmes seront entendus au cours du 37e Festival international de la poésie, et publiés par les Éditions de La Grenouillère. 

  • Lauréate du Prix Félix-Leclerc de poésie 2021

    GILL Marie Andree credit Sophie Gagnon BergeronLa poète Alex Thibodeau reçoit le 
    Prix Félix-Leclerc de poésie 2021


     

     



     

    La poète Alex Thibodeau est la lauréate du prestigieux prix Félix-Leclerc de poésie 2021 pour son recueil Infantia, publié chez Le lézard amoureux (Montréal, 2020). Pour la douzième fois, ce prix décerné à tous les 2 ans, est offert par la Fondation Félix-Leclerc et récompense le premier ou un deuxième recueil en français d’un-e jeune écrivain-e de 35 ans et moins. La lauréate recevra son prix, à Trois-Rivières, lors du 37e Festival international de la poésie dont elle sera un-e des invité-es. La Fondation Félix-Leclerc lui remettra 1 000,00 $.

    Le recueil Infantia d’Alex Thibodeau dévoile une passion amoureuse entre fillettes où « Les fées sont aussi les ogres », où « agresser en retour » définit l’enfance… Infantia propose « la cyprine / pour brûler » le corps et les souvenirs, une sexualité et son absence dans un univers de « Fisher-Price », de « Play-Doh », de « Sharpie neuf », mais aussi « un abattoir » pour « y accrocher des fées qui sortent à peine / de la / maternelle ». Alex Thibodeau signe un recueil courageux qui interroge le lectorat: « Peut-on inventer l’impureté dans les riens qui incendient l’enfance ? »

    Ce recueil a marqué le jury par sa voix qui ose traiter des relations troubles et des abus entre les fillettes. La progression de ce recueil ainsi que l’architecture en plusieurs segments montrent un travail d’écriture à la fois réfléchi et nécessaire pour que le lectorat réussisse à habiter lentement la tempête visible dans les émotions et les corps enfantins. Infantia est un livre dérangeant qui révèle les non-dits.

    Le jury tient aussi à souligner la qualité du recueil Un degré de la fugue, de Francis Bastien (Éditions du passage) qui dégage une grande maturité intellectuelle et philosophique contenant une vision du monde qui se situe entre nomadisme et sédentarité, entre fuite et nécessité de s’ancrer : « à regarder la terre je deviens étrange ». 

    Le jury était composé de sa présidente, Mme Nathalie Leclerc, d’Anne Peyrouse (poète et professeure de littérature) et d’Éric Roberge (poète et professeur de littérature).

    Le prix Félix-Leclerc de poésie a été créé en 1997 par la Fondation Félix-Leclerc en collaboration avec la Fondation Les Forges à l’occasion du 10e anniversaire de la mort du poète. Il vise à honorer la mémoire, l’esprit et l’œuvre poétique de cet écrivain. 

    Précédents lauréats et lauréates :

    2021 : Alex Thibodeau (Le Lézard amoureux)
    2019 : Andréane Frenette-Vallières (Éditions du Noroît)
    2017 : Laurence Veilleux (Poètes de Brousse) 
    2015 : Roxanne Desjardins  (Les Herbes Rouges) 
    2013 : Rose Eliceiry (Éditions de l’Écrou) 
    2011 : Étienne Lalonde (Les Herbes rouges) 
    2009 : Daniel Leblanc-Poirier (L'Hexagone) 
    2007 : Georgette Leblanc (Éditions Perce-Neige) 
    2005 : Danny Plourde (L’Hexagone) 
    2003 : Isabelle Forest (Écrits des Forges) 
    2001 : Carl Lacharité (Écrits des Forges) 
    1999 : Anne Peyrouse (Le Loup de Gouttière)

  • Lauréat(e)s du Prix national de poésie pour les aînés 2021

    Madame Susy Desrosiers de Manseau est la grande gagnante du Prix national de poésie pour les aînés et remporte la bourse de 1 000 $ s’y rattachant. Madame Michelle Vandandaigue de Greenfield Park gagne le 2e prix et la bourse de 500 $. Huit autres finalistes méritent une bourse de 100 $. Ils sont par ordre alphabétique : 

    Ginette Bédard, Notre-Dame-du-Mont-Carmel
    Michel Bouvrette, St-Jérôme 
    Guy Desrochers, Laval
    Lise Julien, Québec
    Elaine Langlois, St-Jean-sur-Richelieu
    France Letendre, Drummondville
    Monique Pagé, Mont St-Hilaire
    Carolle Turgeon, Lévis

    Rappelons que les poèmes de ces dix lauréats seront lus en leur présence, le vendredi 8 octobre 2021 à 17 h, à la salle Rousseau de la Maison de la culture, 1425, Place de l’Hôtel de Ville, lors d’un récital au cours duquel les prix seront remis. Leurs poèmes ainsi que ceux de tous les autres participants flotteront sur la corde à poèmes des aînés au Parc Champlain, centre-ville de Trois-Rivières, tous les jours, sans pluie, du 1er au 10 octobre. Il est possible de lire les poèmes gagnants sur le site FIPTR.com

    Le jury était composé de madame Sylvie Poisson poète, de monsieur André Barette poète, et de monsieur Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie. 

    Présenté par Québecor, le Festival international de la poésie est rendu possible grâce à la participation du ministère de la Culture et des Communications; de Tourisme Québec; du ministère du Patrimoine canadien; du Conseil des arts et des lettres du Québec; du Conseil des arts du Canada  et de la Ville de Trois-Rivières. 

    Consultez fiptr.com pour plus de renseignements sur la 37e édition du FIP.

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    Source :
    Maryse Baribeau
    Directrice générale
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    819-379-9813

  • Lauréate du Prix national de poésie Pierre Chatillon 2021

    MOORHEAD AndreaLe Prix national de poésie
    Pierre Chatillon

    est remis à la poète
    Rachel Filiatrault
    de Trois-Rivières

     

    Poèmes de la lauréate [pdf] 

     

    Ce prix annuel, créé en 2019 par l’École Nationale de la Poésie (Trois-Rivières, Québec) porte le nom de Pierre Chatillon, poète, écrivain prolifique, compositeur et professeur émérite de littérature à l’Université du Québec à Trois-Rivières, de 1968 à 1996. 

    Ce prix est remis, en 2021, à une personne inscrite, à un ou des ateliers depuis la création de l’École Nationale de Poésie.
     
    La première lauréate de ce prix est la trifluvienne Rachel Filiatrault qui a suivi, depuis 2006, dans le cadre du FIPTR, des ateliers avec différents poètes québécois dont celui de 2019 avec Michel Pleau. 

    La sobriété formelle et la cohérence du propos des poèmes de Rachel Filiatrault ont ravi le jury. Le regard ému qu’elle pose sur la vie est porté par une écriture assurée et une voix intérieure forte. Ses poèmes sont fluides, d’une transparence qui sert magnifiquement le bel équilibre entre narrativité et effets poétiques.

    Madame Filiatrault recevra un chèque de 500 $ offert par le poète, pour sa suite de 5 poèmes. Compte-tenu de la pandémie actuelle, il n’y aura pas, à regret de cérémonie de remise de prix.

    Le jury était composé des poètes Hélène Dorion, Monique Deland et du président-fondateur du Festival international de la poésie, Gaston Bellemare. La décision du jury est finale et sans appel.