Luis Fernando Afanador a  été professeur aux universités Javeriana et des Andes. Il a codirigé le programme La vie du livre de la Mairie de Bogotá et a été l’éditeur de la revue La Semaine du livre. Il a publié divers essais  dont un sur Toulouse-Lautrec (2004) et une biographie de Simon Bolivar (2010). Plusieurs revues et anthologies ont accueilli ses poèmes. 

Il a été finaliste au Grand Prix National de Poésie (1996). De plus, il collabore régulièrement aux revues littéraires de la Colombie dont Semana où il critique les plus récentes parutions et tient des chroniques.  Enfin, il dirige le portail national de cinéma. Ses deux plus récents livres de poésie: Extraño fue vivir  (2003)  et, une anthologie personnelle,  La tierra es nuestro reino (2008).

Né au Chiapas en 1950, il a publié, entre autres livres, Ojo de jaguar,  Mùsica solar, Cuadernos contra el àngel, Mùsica lunar.

Trois retrospectives saluent son œuvre :  Agua lustéral (Poesia 1982-1987), Oficio : Arder (Obra poésia (1982-1997), Y ser que somos (Sevilla, 2006). Ces derniers lui ont mérité le Prix national de Poésie Aguascalientes (1984), le Prix national de Poésie Carlos Pellicer (1992) et le Prix international de Poésie Jaime Sabines (1996)

Il a également reçu de nombreuses distinctions dont le prestigieux Prix des arts du Chiapas (1998), le Ledig Rowohlt Fellowship (Suisse, 1999) et l’International des arts du monde latin (2001). Représentant du Mexique au Sommet de la poésie de Salamanque (2005), il est membre du PEN Club. Il figure dans les principales anthologies mexicaines de poésie.

Ses poèmes ont été traduits en une dizaine de langues et en maya, nahuatl et espéranto.

Il a été en nomination au prestigieux Landeshauptstadt München Kulturreferat d’Allemagne.

Raymond Bozier est né en 1950 à Chauvigny dans le Poitou (France). Il vit actuellement à La Rochelle, ville portuaire de l'Atlantique. Il travaille comme enseignant dans un lycée de formation aux métiers de la mer.

D'abord intéressé par la poésie, il a publié dans plus d'une centaine de revues en France et à l'étranger. Venu tardivement à la prose, il a obtenu en 1997 le "Prix du premier roman" pour son livre « Lieu-dit ». D'autres romans suivront parmi lesquels "Rocade" (Pauvert), "La maison des courants d'air" (Fayard), « L'homme-ravin », suivi d'une réédition de « Lieu-dit »  (Fayard).

Il a également publié des recueils de poésie : Bords de mer (Flammarion, 1998), Abattoirs 26 (Pauvert, 2001), Roseaux (réédition électronique 2009, chez Publie.net), L'être urbain (Publie.net). 

Véronique Daine est née et vit en Belgique. Apres des études universitaires à l’Université de Liège, elle travaille comme professeur de français. À la suite de lectures et de rencontres de poètes, dont Colette Nys-Mazure, André Schmitz et Anise Koltz, la poésie s’imposera comme seule forme possible d’une écriture qui s’est longtemps cherchée. 

Poète à l’écriture fragmentaire, incisive, elle a publié plusieurs recueils : Infirme est le nomOn parlera dans le vide, GlairesFin des révoltes et commencement des lettresR.B et  La division des choses, prix Goffin 2010.

Poète et romancier portugais né en 1938. Depuis 1957, il a publié 46 ouvrages. Il est récipiendaire de plusieurs prix littéraires dont le Prix International Versilia, pour la “Meilleure Oeuvre Complète de Poésie”, le prix “PEN Club de Poésie”, le Prix Léopold Senghor, pour son travail poétique, le Prix Mário Luzi pour la meilleure oeuvre de poésie étrangère publiée en Italie et le “Poeteka” en Albanie.

Il a été directeur de revues littéraires, de collections de poésie et de festivals internationaux de poésie en plus d’être traducteur de haïkus. Ses écrits, répertoriés dans plus de 200 anthologies, sont publiés dans plusieurs pays.  Il a participé à d’innombrables récitals, festivals et conférences tant au Portugal que partout dans le monde. Il a été Président du P.E.N. Club Portugais pendant 9 années et en est maintenant président de l’Assemblée Générale.

Il a aussi été Président de l’Association Européenne pour la Promotion de la Poésie, à Louvain puis nommé Ambassadeur Mondial de la Paix. Enfin, le Président de la République lui accorda l’Ordre de l’Infante. Ses poèmes ont été traduits en 27 langues. 

Poétesse colombienne de 29 ans, elle est née à Barranquilla, Colombie, où elle vit et travaille. Mme Delgrado Acosta est l’auteure des livres La Casa de Hierro et El ùltimo gesto del pez. Ses poèmes ont été publiés dans plusieurs revues littéraires de son pays et dans des revues internationales. 

Fadir Delgado Acosta a été invitée à des lectures dans le cadre de rencontres culturelles à Paris, à Caracas, à Barquisimeto (Venezuela), à Quito (Équateur) et à La Havane (Cuba). En Colombie, elle a participé aux festivals de poésie de plusieurs villes et elle a également animé des ateliers d’écriture. Actuellement, elle est coordonnatrice du Club Littéraire de l’Alliance Française de Barranquilla.

Née à Fort-de-France, Suzanne Dracius a passé son enfance en Martinique, puis en Île-de-France. Professeur de Lettres Classiques à l’issue d’études au Lycée Marie-Curie et à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris, à l'Université Antilles-Guyane, à l’University of Georgia et à l’Ohio University (USA). Révélées en 1989 par son roman L’autre qui danse (Seghers ; éditions du Rocher 2007, finaliste du prix du premier roman), ses œuvres, publiées en Europe et aux Etats-Unis, sont traduites en anglais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, etc., et étudiées dans de nombreuses universités européennes, américaines et africaines. Son recueil Exquise déréliction métisse a remporté le prix Fetkann Poésie 2009. Coordonnatrice de l’ouvrage collectif Pour Haïti (2010), au profit de Bibliothèques Sans Frontières, exaltant métissage et marronnage littéraire, Suzanne Dracius est également auteur de nouvelles, Rue Monte au Ciel (Desnel, 2003), d’une pièce de théâtre, Lumina Sophie dite Surprise (Desnel, 2005, Médaille d’honneur de Schoelcher pour la Journée de la Femme) et d’ouvrages jeunesse.

Née à Buenos Aires le 6 janvier 1939, elle réside en France depuis 1981. Diplômée en droit, elle a aussi fait des études de littérature anglo-saxonne, de musicologie, d’opéra et de mise en scène.

Ses activités professionnelles sont nombreuses et variées : traductrice du Courrier de l’Unesco, journaliste, conférencière, professeur de régie musicale et de mise en scène, rédactrice et présentatrice de radio et de télévision japonaise et chinoise. Luisa Futoransky est récipiendaire de plusieurs distinctions dont celle de Chevalier des Arts et des Lettres de France. Elle a aussi mérité plusieurs prix de poésie en Espagne et en Argentine. Ses participations à de nombreux festivals littéraires, ses conférences et ateliers de création dans plusieurs universités, sa production télévisuelle l’ont amenée dans de nombreux pays dont Israël, l’Espagne, la France, les Etats-Unis, la Slovénie, l’Allemagne et l’Argentine. 

Elle a publié des romans, des essais, des recueils de poésie dont Partir, te dis-je (1984), Seqüana Barrosa (2007), Estuarios (2004) et The duration of the voyage (1997). Elle a aussi publié plusieurs articles dans des revues et son œuvre est présente dans de nombreuses anthologies. Ses écrits ont été publiés en français, en espagnol et en anglais. 

Née en 1967 à Cluj, Roumanie, elle a terminé à la Faculté de Lettres de Cluj, section français-roumain (1989) puis a obtenu un doctorat ès lettres avec une thèse sur Boris Vian.

En plus de son travail de traduction de plusieurs livres, elle a publié des recueils de poèsie en Roumanie :  Euphémismes  (Editions Ideea, 1997),  La vie même  (Editions Paralela 45, 1999), Quelqu’un de sérieux  (Editions Limes, 2004), Blues pour chevaux verts (Editions Cartea Românească, 2010) et en France : Est-cris (Transignum, 2005), Terrasses (Editions du Centre International de Poésie de Marseille, 2005), Apprivoiser le silence (Autres Temps, 2005).

Elle est membre de l’Union des Ecrivains de Roumanie depuis 2002. Elle a participé à différentes activités littéraires dont la Biennale Internationale de Poésie de Paris, au Colloque L’invention du Livre de la Meet, les Belles Etrangères-Roumanie et au festival Francofffonies, organisé par L’AFAA et par le Centre national du Livre. Récipiendaire de 8 prix littéraires en Roumanie pour sa poésie et pour sa traduction dont Le Prix International de Poésie Jean Malrieu en France (2007).

Elle enseigne actuellement le français au Département de Langues Modernes et Communication dans les Affaires de la Faculté de Sciences Economiques de l’Université Babeş-Bolyai de Cluj, Roumanie.

Kirby Jambon est né en 1962 à Thibodaux en Louisiane. Il a grandi sur le Bayou Lafourche, élevé par des parents fiers de leur langue et leur culture françaises cadiennes. Depuis ses premières études universitaires, Jambon travaille comme enseignant, les derniers 16 ans en immersion française à Lafayette.  Il s’exprime la fierté de ses parents en travaillant pour soutenir le français cadien comme acteur, activiste, écrivain ainsi qu’enseignant. Jambon est auteur de poèmes publiés aux États-Unis, au Canada et en France. Son premier recueil de poésies, L’École Gombo, a reçu le Prix Mondes Francophones de création.

Sur L’École Gombo: « Comme le hip-hop dont se réclame le poète, la verve, la prouesse linguistique, c’est sa façon à lui de tenir le haut du pavé face à la médiocrité des discours dominants et/ou assimilationnistes. » - Clint Bruce

« Le jury aime l’élégance et la profondeur avec lesquelles la poésie de Kirby Jambon entrecroise langues et cultures. » - Alexandre Leupin

Ana Istarú est poète, comédienne et dramaturge. Elle a publié six livres de poésie dont La saison de fièvre (La estación de fiebre), édité à Madrid, à Paris aux Éditions de la Différence, en édition bilingue et chez Unicorn Press aux États-Unis (Fever Season)  où est aussi parue une anthologie de ses poèmes. Ses poèmes ont, à ce jour, été traduit en allemand, italien, hollandais, suédois et albanais.

Deux prix internationaux ont salué sa dramaturgie, traduite et jouée dans plus de 20 pays dont 17 pays d'Amérique latine, aux États-Unis, au Canada, au Portugal et en Espagne.

Ana Istarú fut boursière de la prestigieuse John Simon Guggenheim Memorial Foundation.

Il est né en 1947 à Kustendil, Bulgarie. Poète, essayiste, traducteur de poésie, il se situe en marge des critères officiels de littérature sous le régime. Un des fondateurs du samizdat bulgare et le premier éditeur privé en Bulgarie. Il a traduit plusieurs poètes français et russes dont Molière, Hugo, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Cendrars, Bounine, Blok, Volochine, Pasternak. Avec quinze recueils publiés, il est le poète bulgare le plus traduit en France. Ses livres ont parus en Espagne, Italie, Grèce, Serbie, Roumanie, Macédoine. Ses poèmes sont traduits en anglais, allemand, suédois, polonais, hongrois, russe, ukrainien, turc, finnois, etc. 

Récompensé par des prix bulgares et étrangers prestigieux : le Grand Prix européen de poésie (Roumanie), 2001, Max Jacob étranger pour l’ensemble de son oeuvre (France), 2002. 

Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour mérites envers la culture française. Membre du P.E.N. bulgare. Membre cofondateur de CAP A L’EST, mouvement des poètes francophones. Citoyen d’Honneur de la République de Montmartre.

Longtemps il a été médecin de jour et écrivain la nuit. Actuellement, il essaie d’être écrivain de jour comme de nuit. Poète et romancier, il est né à Porto-Novo au Bénin. Il a publié une douzaine d’ouvrages. Sa poésie est celle d’un humaniste qui jette un regard sur le monde, avec les soubresauts de son passé, ses doutes et ses révoltes, ses aspirations à plus de justice, d’amour et de signification. Il a reçu le Prix Émile Nelligan 2010 pour l’ensemble de son œuvre poétique. Les livres de Barnabé Laye font l’objet de travaux universitaires.

Ses ouvrages poétiques sont Nostalgie des jours qui passent (1981), Les sentiers de liberté, (1986), Comme un signe dans la nuit, (1986), Requiem pour un pays assassiné, (1999 et 2008 pour l’édition bilingue français-anglais), Poèmes à l’Absente, (2010) et Une si longue attente, (2010). Il a reçu le Prix Émile Nelligan 2010 pour l’ensemble de l’œuvre poétique. 

Anthropologue, architecte, Jean-Paul Loubes vit et écrit à Andernos. Il enseigne à l'Ecole d'Architecture de Bordeaux et a enseigné à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS-Paris).

Jean-Paul Loubes poursuit depuis une vingtaine d'années un vaste parcours de l'espace Asiatique, de la Terre jaune dans la Chine de Segalen, jusqu'aux déserts d'Asie centrale. Dans la nouvelle, le livre itinéraire, le poème, il s'emploie à saisir par l'écriture une connaissance poétique du monde dont le voyage est la méthode. Spécialiste du monde chinois il a publié plusieurs ouvrages d'ethno-architecture : Voyage dans la Chine des cavernes (Arthaud 2003). Architecture et Urbanisme de Turfan (L’Harmattan, 1998), Maisons Creusées du Fleuve Jaune (Créaphis, 1989). 

Dans le domaine de la poésie, J-P.Loubes a publié Poèmes du froid (Editions Saint-Germain des Prés, 1994), La lune dans mes bras (Ed.Fédérop, 2002) et Le peu qui reste (Ed du Héron 2009). Après Du bon usage des îles (Fédérop 2006) et La route de Samarcande (Sextant, 2008), la parution en 2009 de Je ne suis pas Jack Kérouac, est sa dernière contribution d'écrivain voyageur. En 2003 il a fondé la revue "Goéland-poésie" de sensibilité géopoétique. 

Poète autochtone mexicaine, Gloria Martinez Carrera est originaire de la culture Mazateca, peuple habitant la région nord de l’État de Oaxaca. Avocate de formation, elle écrit de la poésie en langue Mazateca et s’intéresse à la sauvegarde et à la promotion de la littérature Mazateca en s’inspirant de la tradition orale. Ses œuvres poétiques ont été publiées dans l’anthologie de poésie Poesia México Diversas Lenguas Una Sola Naciòn (Éditions Eliac). 

Elle est aussi co-auteure du CD Poesia y Mùsica (Conaculta). Depuis l’année 2000, elle a remporté plusieurs prix littéraires dont le premier prix de la 12e édition du Concours littéraire de l’État de Puebla et l’édition 2000 du concours Veredas hacia la escritura dans l’État d’Oaxaca. En 2007, Gloria Martinez Carrera a été récipiendaire d’une bourse de création poétique du Programme Jeunes Créateurs du FONCA.  Elle a été invitée à plusieurs événements littéraires dont le Festival Mondial de la Poésie de Caracas, Venezuela, en mai 2010.

Né à Guadalajara, il est éditeur de la revue littéraire "La voz de la esfinge". Il a été directeur général de la maison d’édition Paraiso Perdido et il est actuellement le directeur général de la maison d’édition C&Fediciones.

Ses textes et ses traductions ont paru dans plusieurs revues et ont fait l’objet de dossiers culturels. Son travail poétique a été publié dans les livres suivants: Antes de estar (Avant d'être) (Fondo Editorial Tierra Adentro, 1998) et La memoria, el eco / La Mémoire, L'Écho (Écrits des Forges, 2004). Ses textes narratifs on été publiés dans les livres suivantes: Sobre los piratas de los sueños (A propos les pirates des rêves) (Mala Estrella, 1997); Al fondo del corredor (Au bout du corridor) (El Viaje ediciones, 2005) et Árbol rojo sobre la colina (Arbre rouge dans la colline) (CECA, 2010). Il a reçu la bourse Estatal des artes en deux occasions.

Pierre Collin NNA est né en 1961 au Cameroun. Anne Cillon Perri est un pseudonyme et se veut une simple transposition anagrammatique du nom de NNA Pierre Collin.

Il vient d’une enfance austère, sans foyer conjugal, élevé par ses grands oncles maternels et ne connaîtra son père, instituteur de campagne, que très tard. Son cursus scolaire l’amène à étudier les langues anciennes et les humanités qui vont contribuer, de façon décisive, à forger l’esprit pointu et profondément introverti d’Anne Cillon Perri. Il exerce des fonctions administratives qui l’ont amené à étudier le droit. Mais le savoir juridique n’a jamais pu avoir raison du poète reconnu, dans une récente anthologie, comme une des plus grandes promesses de notre poésie.

Sa poésie est le produit d’un immense travail sur le langage et rappelle tous les grands classiques. Ce francophile invétéré s’approprie la langue française et en fait une poésie colorée, dense, pure et savoureuse. Il  participe à de nombreuses activités littéraires, donne  des conférences, publie de la prose et de la poésie dont les recueils suivants : Onomatopées du silence (2006), Boulevard de la liberté (2005), Tam-tam à cœur ouvert. Il prépare un recueil Paroles sur la grève et une Anthologie de la poésie camerounaise est actuellement sous presse. 

www.anne-cillon-perri.com

Derry O'Sullivan, poète irlandais vit à Paris depuis plus de 40 ans. Composés en gaélique, anglais et français, ses poèmes ont fait l'objet de nombreuses publications en Irlande, France, aux États-Unis et au Canada.

Récipiendaire de quatre prix littéraires par l'Académie des lettres gaéliques en Irlande, il figure dans toutes les anthologies du XXème siècle en Gaélique et dans certaines en anglais et français. Un de ses poèmes figure dans une anthologie des poèmes en Gaélique de 700 après J.C. à 2000 après J.C.

Il enseigne à la Sorbonne et à L'ISEP. Son dernier recueil vient d'être lancé par l'ambassadeur d'Irlande, M.Paul Kavanagh, au Centre culturel irlandais à Paris et il a contribué à la traduction des poèmes de Catullus en Gaélique, sorti en juin. Ses œuvres figurent aux programmes universitaires en Irlande, en France et aux Etats-Unis.

Né en 1944 à Frías, Santiago del Estero,  Argentine, Julio César Salgado est poète et  peintre. Il  découvre son intérêt pour le monde littéraire, dès 1962, au sein du groupe Jardinalia  dont il devient le coéditeur en 1964 et 1965. Puis, en compagnie de trois autres poètes, il fonde  Edición del Poeta. Il collabore à divers journaux et revues tant internationaux que nationaux. Il a publié Escrito sobre los animales solitarios (1971), Agua de la piedra (1976), Caja de fuego (1983), Paisaje y otros poemas (1991), El ave acuática (1999), Trampa natura (2000) (2º Prix de la ville de Buenos Aires, 2001-2002), Antología poética (Venezuela, 2008).En octobre 2010,  Editions Argonauta  publiera son plus récent recueil Doble Cielo9.

Julio César Salgado a été l’invité des festivals internationaux de Poésie suivants:  Festival internacional de Poesía  de Rosario ( 1994 et 2000),  Medellín, Colombia (2000), Rumania (2003), Cuba (2004), Buenos-Aires (2007), Carabobo, Venezuela (2008).

Né au Maroc en 1968. Fondateur de la revue poétique Israf (Excès) dans les années 90. Il a publié plusieurs textes dans les revues littéraires arabe et française. Présent dans diverses anthologies de poésie marocaines et arabes.  Son premier recueil en arabe  intitulé "Koulamā lamastou shay’ān kasartouhou"(Ce que je touche se brise) aux éditions Toubkal (2005) a obtenu le prix de la maison de la poésie au Maroc. Il a été traduit en italien dans une édition bilingue. 

Sa poésie séduit le lecteur par sa spontanéité et sa liberté. Sa justesse de ton et son humour rendent captivantes de simples scènes de la vie quotidienne. Ses textes parlent d'amours possibles et impossibles, de solitudes urbaines, de douleurs et d'alcool et invitent le lecteur à s'interroger sur le sens d'un monde devenu étranger aux hommes qui l'habitent. Il vit à Paris depuis 1990 où il travaille comme journaliste et chroniqueur. 

Renato Sandoval, né à Lima en 1957, est diplômé en linguistique et littérature hispanophone de l’Université Pontificale Catholique du Pérou et poursuit son doctorat en Filologie Romaine à l’Université d’Helsinki (Finlande). Il a publié les recueils de poésie, Singladuras, Pértigas, Luces de talud, Nostos, El revés y la fuga et Suzuki Blues. Actuellement sous presse : 24 x 1.

Ses poèmes sont traduits en français, en allemand, en italien, en danois et en finnois. Il a publié de essais et traduit de nombreux poètes dont Pavese, Quasimodo, Tabucchi, Arnaut Daniel, Tieck, Rilke, Kafka, Södergran, Ågren, Haavikko, Saarikoski, Dinesen, Boberg, Drummond de Andrade, Sylvia Plath, ainsi qu’une pièce de théâtre, et une anthologie de contes du Québec La Main de Dieu. En 1988, il a obtenu le Prix “El cuento de las mil palabras”, décerné par le semanario Caretas.

Il est le directeur de la maison d’édition Nido de Cuervos et de la revue Evohé y Fórnix. Il enseigne, alternativement, la littérature allemande, la littérature nordique et la littérature du Moyen-Âge français.

Née en 1970 à Tokyo, elle détient une maîtrise et un cycle de doctorat de littératures et cultures comparées de l’Université de Tokyo ainsi qu’un Diplôme de l’Art de l’Université de Paris I, Sorbonne. Elle travaille comme lectrice de japonais à l’INALCO, est chargée de cours à Paris VII et exerce souvent un rôle d’interprète auprès de différentes institutions.

Elle a publié des ouvrages en français et en japonais dont Série grenade, suivi d’Études vapeur (2008), Héliotropes (2005), Le monde est rond (2004), Jardin tropical (2004). Auteure de plusieurs écrits et de traductions dans des anthologies et des revues littéraires.

Frank Smith est né en 1968. Producteur à France Culture, il y coordonne l’Atelier de création radiophonique avec Philippe Langlois depuis 2002. Directeur-fondateur de la collection ZagZig de livres/CDs aux éditions Dis Voir (oeuvres de Laurie Anderson, Jonas Mekas, Lee Ranaldo - Sonic Youth -, Ryoji Ikeda, DJ Chloé).

Il a publié quatre livres de poésie : Pas, photographies d’Anne-Marie Filaire, Créaphis, 1998 ; Je pense @ toi, Olbia, 2002 ; Le cas de le dire, Créaphis, 2008 ; Dans Los Angeles, Le bleu du ciel, 2009. Guantanamo, Le Seuil, Coll. Fiction & Cie, 2010 vient de paraître.

www.franksmith.fr

Née en Espagne, elle habite maintenant à Londres où elle écrit et exerce aussi les métiers de traductrice/interprète et journaliste. Elle parle plusieurs langues dont le français, l’anglais, l’arabe et l’allemand. Elle a travaillé comme traductrice pour l’ambassade du Qatar à Madrid, a été correspondante pour le Bahrain Information Agency et à Madrid pour le Azzaman Press Newspaper. Elle est membre de plusieurs associations de journalistes, de traducteurs et d’écrivains. Elle a publié des recueils de poésie dont Chispas, Epejismo, A Dios con mi amor et Eco. 

Né en 1953 à Nevers, Dominique Sorrente vit le plus souvent à Marseille,  en évadé de tous les milieux. Son œuvre est le journal de bord  d’une navigation originale, entre goût du mystère, plaisir sensible, quête amoureuse, humour des situations. Écrivain polygraphe, il alterne textes « ad alta voce » et traces sur pages comme autant de respirations au jour le jour dans le langage. Il a publié une vingtaine d’ouvrages, notamment chez Cheyne, récompensés par plusieurs Prix (Guy Levis Mano, Bérimont, Artaud,…).

En 2009 est parue son anthologie  personnelle « Pays sous les continents, un itinéraire poétique 1978-2008 » chez MLD.  Dominique Sorrente est aussi un passeur de poésie (revue Sud, revue des Archers…). Il est le fondateur du Scriptorium qui, depuis 1999, propose des formes originales de poésie partagée (caravane, transcontinentale, pictodrame, jumelages, poésie chorus…). Expérience novatrice d’une utopie revendiquée, ce dont témoigne le livre collectif Portrait de groupe en poésie (BoD, 2010).

Michel Thion est né en 1947. Autodidacte, il exerce de nombreuses activités, parallèlement étudiant en philosophie et en linguistique, avant de rencontrer à 33 ans le métier qui allait devenir le sien : l'action artistique et culturelle.

Il est animateur, directeur d'un festival de musiques contemporaines, délégué départemental à la musique, directeur de médiathèque, producteur de théâtre musical, et enfin, directeur de théâtre. Dans le domaine des musiques contemporaines il exerce, entre 1987 et 1995, une activité de critique musical. Il écrit depuis 45 ans, de la poésie, des textes en prose, avec des temps de silence. Mais la maturation est lente, le mot est rugueux à écrire et le texte est rare lui aussi.

Depuis 2002, il se consacre entièrement à l'écriture. Il est à la recherche d’une écriture qui soit un récit poétique et travaille particulièrement sur les relations intimes du langage et de la musique. Il pratique régulièrement des lectures publiques et anime de nombreux ateliers d’écriture. Ses plus récents recueils de poésie : Ils riaient avec leur bouche (2001), Traité du silence (2004), Le dit du sablier, (2006), Le lieu d'être, (2006), Une fleur sur la neige, (2008) et un texte poétique sur l’histoire commune du langage et de la musique, Le récit du monde en 2010.

michel.thion.free.fr

Née à Lausanne en 1953.  Enfance irriguée par la musique et par le silence. Irruption de la poésie (Baudelaire, Rimbaud, Rilke, les poètes lyriques grecs, Sappho) et naissance à l’écriture à 18 ans. Sa formation d’infirmière lui permet une confrontation avec la réalité. Passionnée de voyages, elle se rend en Angleterre, en Grèce, au Népal, en Chine et en Turquie.

Elle est actuellement  engagée  dans  l’enseignement  du français aux étrangers en voie d’intégration lui donnant ainsi de voir des visages de partout sur son chemin. Elle a publié de la prose et des recueils poétiques, dont : Le Cantique du Feu (éd. de l’Aire 1986, prix Schiller 1987) D’outre-Nuit (éd. Empreintes 1993), Pour un Visage (éd. de l’Aire 2003), Une brève transe de cailloux (éd. de l’Aire, 2008), Un seul geste, recueil de poèmes, vient de paraître ce printemps aux éditions Empreintes.

Elle a fait des créations en collaboration avec d’autres arts, la musique et la peinture. Parmi ses activités littéraires, elle est membre du jury du prix Schiller depuis 2008. Enfin, elle participe à des lectures et des festivals de poésie, en Suisse et à l’étranger.

laurence-verrey.ch

 

Hédi Bouraoui est né en Tunisie. Éduqué en France, il enseigne et écrit à Toronto. Professeur émérite, il a occupé plusieurs fonctions administratives à l’Université York. Membre de la Société Royale du Canada, il a créé le programme multiculturel du Collège universitaire Stong et fondé le Centre Canada-Maghreb. 

Il est l’auteur d’une vingtaine de recueils de poésie dont Arc-en-Terre (1991), Transvivance (1996), Slaxitude (2005) et Adamesque (2009). Critique littéraire d’une francophonie plurielle, il a aussi publié plusieurs romans et essais. Ses écrits ont fait l’objet de traduction en plusieurs langues dont l’italien et l’allemand.

Née dans la Péninsule-Acadienne, dans le Nord-Est du Nouveau-Brunswick, en 1983. En 2001, elle publie ses premiers textes dans la revue Éloizes (no.30). Son premier recueil de poésie Romanichelle  est publié aux Éditions Perce-Neige en 2002.

Elle entreprend des études à l’Université Saint-Thomas à Fredericton en 2002, participe à diverses pièces de théâtre et publie quelques articles dans l’hebdomadaire The Aquinian. En 2003 elle participe au Salon du livre de Dieppe et au Salon du livre d’Edmunston.

En 2004, Sarah est invitée au Festival International de la Poésie de Trois-Rivières. Une traduction espagnole d’un de ses textes est subséquemment publiée dans la revue Arena à Mexico. En février 2005 elle publie son deuxième recueil de poésie Rues étrangères aux Éditions Perce-Neige. Elle poursuit actuellement une Maîtrise en Langue et Littérature Françaises à l’Université McGill.  


 Photo: Thomas Champeau

Nicole V. Champeau est originaire de Cornwall, en Ontario. Le fleuve Saint-Laurent de sa province natale demeure le lieu de poésie qui a rythmé les saisons de son enfance et de son adolescence. Vers la fin des années soixante, elle quittera cette ville afin de poursuivre ses études à l’Université d’Ottawa en pédagogie puis en littérature et en musique.

Au fil des ans, elle enseignera, sera conseillère en apprentissage et exercera la fonction de recherchiste au Ministère du Patrimoine canadien.  Elle est l’auteure de six recueils de poésie dont Le temps volé, Dans les pas de la louve, La cicatrice du cerf, Ô Saint-Laurent – Le fleuve à son commencement.

Elle est également l’auteure d’une pièce de théâtre, Moulinette, et deux essais : Mémoire des villages engloutis ainsi que Pointe Maligne, l’infiniment oubliée, Édition du Vermillon (Prix du Gouverneur général, 2009. 

Professeure au Collège universitaire de Saint-Boniface, la Franco-Manitobaine Lise Gaboury-Diallo est l’auteure de 6 recueils de poésie : Subliminales (1999), transitions (2002) et Poste restante : cartes poétiques du Sénégal (2005).

Les Prix littéraires Radio-Canada 2004 lui décerne le premier prix catégorie poésie française pour son texte Homestead, poèmes du cœur de l’Ouest (2005). Parchemins croisés : la genèse en peinture et en poésie paraît en 2008, suite à une collaboration avec la peintre Monique Larouche et le traducteur Mark Stout. La même année elle signe L’endroit et l’envers qui remporte le Prix littéraire Rue-Deschambault 2009. Son premier recueil de nouvelles est actuellement sous presse. 

Photo: Monique LeBlanc

Hélène Harbec est née en 1946 dans la vallée du Richelieu au Québec. Après des études en lettres à l’Université Laval, elle s’installe à Moncton au Nouveau-Brunswick où elle vit toujours. Tour à tour enseignante, infirmière, recherchiste à la Société Radio-Canada et à l’Office national du film, elle débute parallèlement son parcours littéraire par la parution de poèmes dans des revues et la publication d’un premier titre en 1986, L’été avant la mort, fiction écrite en collaboration avec France Daigle. 

Auteure de trois recueils de poésie, Le Cahier des absences et de la décision(réédité en 2009), Vaqui obtient le prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie en 2002 – et Le tracteur céleste, elle publie également deux romans, L’orgueilleuse et Les voiliers blancs. En novembre 2009, paraît le récit, Chambre 503, itinéraire vers la mort. Quelle que soit la forme choisie, la voix poétique est toujours présente. 

La poésie de Beatriz Hausner s’inscrit dans l’héritage laissé par le surréalisme international, et principalement celui du mouvement d’expression latino-américain. Elle possède une vaste expertise en traduction, plus spécialement dans les domaines susmentionnés et a traduit Rosamel del Valle, Enrique Molina, Olga Orozco, César Moro et plusieurs autres. Elle a été présidente de l’Association des traducteurs littéraires du Canada et est une des cofondatrices du Centre international de traduction littéraire de Banff. 

Ses écrits ont été traduits en français, en espagnol et en portugais; ils ont été publiés dans des anthologies et des revues littéraires tant au Canada qu’à l’étranger. Ses plus récents recueils de poésie sont The Wardrobe Mistress (2003), Towards the Ideal Man Poems (2003), The Stitched Heart (2004), The Archival Stone (2005) et  Sew Him Up (2010). Beatriz Hausner œuvre pour le International Literary Quarterly et est une des éditrices de Quattro Books. Elle travaille comme bibliothécaire à Toronto.

 

Daniel Leblanc-Poirier est né au Nouveau-Brunswick en 1984. Son premier recueil, La lune n’aura pas de chandelier (l’Hexagone, 2007) lui a valu le prix Félix-Leclerc de la poésie 2009. Il a été lauréat du prix de la relève Gaston-Lallement à deux reprises. Son dernier livre, Gyrophares de danse parfaite est paru en 2010, aux éditions de l’Écrou. En marge de la poésie, il s’adonne aux arts visuels et à la chanson country.

 Photo: A.M.M.

Michèle Matteau a étudié en éducation et en psychologie à Montréal, à Strasbourg et à Halifax.  Elle a enseigné au Québec, en Nouvelle-Écosse et en Ontario.  Elle a conceptualisé et coordonné les Éditions Jeunesse de l'ACDI, donné des ateliers sur l'éducation planétaire et les relations interculturelles, scénarisé, assuré la recherche d'émissions télévisuelles et de documentaires.

Aux Éditions L'Interligne d'Ottawa, Michèle a publié: Quatuor pour cordes sensibles (2000), Cognac et Porto (2001), Café crème et Whisky (2003), Un doigt de brandy dans un verre de lait chaud (2004), Et les regrets aussi (2006), Terre d'accueil (col. Esther Beauchemin) (2008), Passerelles (2008), Du chaos pour une étoile (2009).  Finaliste à plusieurs prix littéraires, elle a reçu le Prix d'Ottawa, le Prix Christine Dumitriu van Saanen et deux fois le prestigieux Prix Trillium dont celui de poésie pour Passerelles en 2010

Dwayne Morgan a publié sept recueils de poésie dont The Man Behind The MicThe Making of A Man, Le Making of d’un Homme (Version bilingue, trad. Élizabeth Robert) paru au Canada et en Europe (2009), Cunnilinguistics: the Sensual Musings of Dwayne Morgan. Dwayne a reçu de nombreux honneurs notamment: le African Canadian Achievement Award pour la réussite jeunesse et le prestigieux Harry Jerome Award pour l’excellence dans les arts. Plusieurs de ses albums ont remporté des Canadian Urban Music Awards. 

En 2005, Dwayne Morgan a été poète d’honneur du Canadian Festival of Spoken Word à Vancouver. La Canadian Race Relations Foundation a choisi un de ses poèmes pour sa campagne “See People For Who They Relly Are”. Dwayne Morgan est membre de la League of Canadian Poets et se voue exclusivement à la pratique de son art depuis 1994. Il donne régulièrement des spectacles au Canada, aux États-Unis, aux Antilles et en Europe.

 

Native du Caire, d’origine gréco-libanaise et franco-russe, elle a les voyages et l’écriture dans le cœur et dans le sang. Naviguant de Montréal au Honduras, du Congo à Kingsey Falls, elle a fini par accoster à Québec.

Poète (Lumière noire, 2010; Les raidillons de la mémoire, 2009), et romancière (Une escale à Kingsey Falls, 2008; La couleur du sang, 2007), elle a publié poèmes, contes et nouvelles dans une trentaine d’anthologies poétiques. Finaliste aux Prix littéraires de Radio-Canada (2008-2009, poésie), elle a été lauréate de plusieurs prix et bourses, dont l’Apollon d’Or 2008 de Poésie vivante et le Grand Prix 2006 de l’Union des Poètes francophones.

Elle a été porte-parole du Québec à la Nouvelle Bibliothèque d’Alexandrie (Égypte, 2009) et participé au Salon international des poètes francophones à Cotonou (Bénin, 2010). Elle est déléguée des membres de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, Québec/Chaudière-Appalaches et présidente de la Table des lettres au Conseil de la culture des mêmes régions.

Marie-Charlotte Aubin est née à Montréal en 1989.  Elle possède une formation et une expérience en interprétation théâtrale.  Comédienne, on la retrouve dans quelques courts métrages et longs métrages. Après des études en création littéraire au Collège de Maisonneuve, Marie-Charlotte Aubin elle obtient un diplôme du Collège de Photographie Marsan en 2009. Photographe, elle se joue autant des images, que des mots et de la musique. 

Elle participe à des lectures publiques depuis 2007. Elle est aussi appelée par des concepteurs cinématographiques pour créer des textes à Voix-Off depuis plus d’un an. 

Elle pilote les Productions Trë ][ Ma depuis 2010. Cette maison de production multidisciplinaire a comme mission de promouvoir les pratiques artistiques, photographiques, musicales et performatives.

Joséphine Bacon que nous appelons aussi Pipine avec affection est une femme innue originaire de Pessamit,  elle est née dans une grande famille.  Le destin l’a amené à rencontrer les aînés, ceux et celles qui détiennent un grand savoir traditionnel. 

Elle travaillait comme traductrice interprète, et avec sa grande sagesse,  elle a appris à écouter les paroles.  Pipine dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète mais dans son cœur nomade et généreux,  elle parle un langage rempli de poésie avec l’écho des anciens qui ont marqué sa vie jusqu’à aujourd’hui.  Elle a écrit son premier recueil «Bâtons à message »  en pensant à ces nomades grands amoureux des espaces.

        ****  Bâtons à message / Tshissinuatshitakana, Éditions Mémoire d'encrier, Montréal, 2009, réédité en 2010. 

Prix des lecteurs du marché de la poésie de Montréal en juin 2010

Salah El Khalfa Beddiari est né en Algérie. Écrivain, poète, il était professeur de chimie avant de quitter son pays en 1994 pour venir vivre à Montréal. Très impliqué dans le domaine culturel dans son pays d’origine, il est fondateur et animateur du ciné-club de la Cinémathèque de Annaba, membre organisateur des Journées du cinéma méditerranéen à Annaba.

À Montréal, il a fondé le Centre Canadien d’échange linguistique de Montréal, une école de langues spécialisée dans la conversation, qu’il dirige depuis 1998. Salah a organisé la grande soirée de poésie du festival Images du Monde Arabe en 1995 et 1996, Les 1001 nuits revisitées, une soirée multidisciplinaire de poésie, chant, musique et danse en 1997, puis l’année suivante, Poèmes pour l’Algérie, une soirée de solidarité avec le peuple algérien.

Il a plusieurs publications à son actif dont deux recueils de poésie La mémoire du soleil, Éditions de l’Hexagone (2000) et Chant d’amour pour l’été, Éditions de l’Hexagone (2001). Ses écrits ont paru dans plusieurs revues dont Moebus, Exit et Arabesques. 

David Bergeron est né à Montmagny en 1976. En 2001, il obtient une mention spéciale au Prix Félix-Leclerc de la Poésie pour son premier livre intitulé Fuir la maison. Depuis, deux autres titres sont parus aux Écrits des Forges : Ailleurs les lunes (2003) et Comme des vents aveugles (2007), un recueil de poèmes se présentant comme une course contre la montre dont l’élan se veut porteur d’avenir et d’un vivre-ensemble nouveau pour les hommes.

Outre l’écriture poétique, David Bergeron termine une maîtrise à l’Université du Québec à Montréal portant sur les fonctions et les représentations du poète dans La mort de Virgile de Hermann Broch, ce qui l’amena à voyager à travers l’Europe, de Vienne jusqu’à Brindisi, dans le sud de l’Italie, en passant par Rome, afin de suivre l’itinéraire fantomatique de son projet de mémoire. Il travaille également au sein de la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique.

Geneviève Blais est née en 1977. Elle a complété des études de maîtrise en création littéraire où elle a exploré le métissage des langages et la contamination par le biais de l’installation vidéo. Elle a publié son premier recueil de poésie, (L’incident se répète, 2007) aux Éditions Poètes de brousse.

Son deuxième livre (Le manège a lieu) est issu d’un séjour de deux ans en Chine. Ce deuxième recueil, publié lui aussi aux Éditions Poètes de brousse, s’est retrouvé en lice pour le prix Émile-Nelligan 2009. Elle travaille en ce moment à Linéament, un projet de recueil de poésie inspiré des ombres et de leurs ramifications à travers la psyché et la mythologie boréale.

TNée à La Tuque en 1959, Sylvie Bouchard a fait des études en pédagogie en adaptation scolaire et en littérature de jeunesse à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Depuis plusieurs années, elle enseigne au département de techniques d'éducation à l'enfance au Collège Laflèche de Trois-Rivières.

En 1999, elle a publié Florence, un livre jeunesse, aux Éditions Triptyques. En 2007, sa série de poèmes La force des choses a été finaliste pour le prix littéraire de Radio-Canada. Elle a également fait paraître quelques poèmes dans la revue Estuaire.

En mars dernier, Sylvie Bouchard publiait aux Écrits des Forges son recueil de poésie, D'aussi loin que l'impossible.

Poète, Denise Boucher est née à Victoriaville, en 1935. Elle a publié à ce jour plus de trente titres donnés à être lus, joués ou chantés  au risque de l’anarchie libertaire . Poète de l’amour et des voyages, elle a reçu  le Prix du Marché de  la poésie. Deux Félix de la meilleure chanson interprétée par Gerry Boulet ont salué Un beau grand bateau et Le chant de la douleur et  deux prix Charles Cros, en France, lui ont été attribués pour une dizaine de chansons interprétées par Pauline Julien et Chloé Sainte-Marie. 

Sa pièce Les Fées ont soif, un classique de la dramaturgie, a été littéralement un coup de théâtre, en 1978. Interdite à la vente pendant un moment, elle fut jouée sur scène dans un boucan de scandale. Traduite en justice pour blasphème, la poète a vu par la suite son œuvre traduite en plusieurs langues. Selon elle, on ne naît pas féministe, on le devient. 


  Photo: Gilles Roux

Poète et romancier né en 1977, Patrick Boulanger travaille dans son écriture les ambiguïtés, les blancs, les silences et les hésitations afin de suggérer plutôt que d’affirmer quoi que ce soit.  Il a remporté en 2003 le Prix de poésie Alphonse-Piché et en 2010 le Prix de littérature Gérald-Godin.

Née à Chicoutimi en 1963, Denise Brassard a fait des études en littérature à l’Université de Montréal, puis à l’Université McGill (PhD, 2001). Depuis 2003, elle est professeure à l’Université du Québec à Montréal, où elle enseigne la littérature et la création littéraire. Poète et essayiste, elle a publié entre autres La rive solitaire (2008), L’épreuve de la distance (2010) et Le souffle du passage. Poésie et essai chez Fernand Ouellette (2007 – Prix Raymond-Klibansky). 

Elle a codirigé plusieurs ouvrages collectifs, dont États de la présence. Les lieux d’inscription de la subjectivité dans la poésie québécoise actuelle (2010), et publié de nombreux articles, essais, fictions, au Québec et à l’étranger. De 1996 à 2004, elle a dirigé la revue Exit, à laquelle elle est demeurée attachée comme membre de la rédaction, puis du conseil d’administration. Ses projets de recherche-création actuels portent sur la poésie québécoise contemporaine ainsi que sur les lieux de mémoire comme points d’ancrage de l’écriture. 

Marc André Brouillette est l’auteur de plusieurs recueils de poésie. Ses textes ont été publiés dans des ouvrages collectifs, des anthologies et des manuels scolaires ainsi que dans des revues québécoises, françaises et américaines.

Il a dirigé plusieurs dossiers de périodiques traitant de l’écriture et de la poésie, et a traduit en français des poètes étrangers (Italie, Corée, Allemagne, Canada et Pologne). Il a été membre du comité de rédaction de la revue Liberté de 2000 à 2006. Il est professeur agrégé au département d’Études françaises de l’Université Concordia (Montréal) et responsable du site [plepuc.org] voué aux œuvres littéraires dans l’espace public canadien.

Il a reçu le Prix Desjardins en 1995 pour son recueil Carnets de Brigance (Noroît, 1994) et le Prix Louis-Guillaume 2005, Prix du poème en prose (France), pour M’accompagne (Noroît, 2005).


David Cantin est né à Québec en 1969. Il est l’auteur de L’Éloignement (1995, Prix littéraire Desjardins) et du Cercle de l’oubli (2001) aux Éditions du Noroît. Il a participé au collectif Saint-Denys Garneau, La clef de lumière (Éditions du Noroît) ainsi qu’au livre Poétique de notre lumineuse ignorance Le Cœur noir de la parole (Trait d’union - Lettres vives) en collaboration avec le poète français Michel Camus. Il revient à la poésie après quelques années de silence libérateur.


Photo: Marthe Lawrence

Poète et traducteur, Francis Catalano est né à Montréal en 1969 d’un père italien et d’une mère québécoise. Il a étudié à l’Université du Québec à Montréal où il a obtenu un baccalauréat ès arts et une maîtrise en études littéraires. Depuis 1980, il a publié des poèmes dans les revues d’avant-garde, a cofondé la revue Influx et a participé à la réalisation d’événements littéraires. Depuis 2005, il fait partie du comité rédactionnel de la revue de poésie Exit

Francis Catalano a traduit plusieurs poètes et romanciers italiens contemporains ce qui lui a valu le prix John-Glassco 2006 décerné par l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada. 

Il collabore comme poète à plusieurs anthologies, au Québec et à l’étranger  notamment en France, en Italie, au Mexique, au Luxembourg et en Irlande. Son premier recueil, Romamor, paraît aux Écrits des Forges en 1999 et marque le début d’un cycle des origines que Francis Catalano poursuit avec Index en 2001 et M’atterres en 2002, publiés aux Éditions Trait d’union. En 2005 paraît Panoptikon, chez Triptyque, un recueil qui renouvelle la thématique de l’engagement, dont la force réside dans la forme et la typographie. Qu’une lueur des lieux, un road trip poétique à travers l’Amérique du Nord, est publié aux Éditions l’Hexagone en 2010.

Récipiendaire du Prix Piché de poésie de l’UQTR en 2006, Annick Chauvette est née à Trois-Rivières en 1978. Après une formation en littérature, elle s’installe à Montréal où elle œuvre pour les droits d’auteur tout en poursuivant des études de communication à l’UQÀM.

Elle a coécrit le recueil Poèmes du lendemain 15, paru aux Écrits des forges, publié des textes dans les revues Exit, Jet d’encre, Pyro (France) et participé à divers événements dont le Festival International de la Poésie qui a lieu à Trois-Rivières et celui de Manzanillo (Mexique) en 2006. L’être limite, paru aux Éditions Poètes de brousse, est son premier recueil en tant que « poète soliste ».

Née en 1967 à Montréal, Corinne Chevarier est comédienne depuis sa sortie du Conservatoire de Montréal en 1992. Comme poète, elle a fait paraître plusieurs suites de poèmes dans diverses revues françaises et québécoises dont Exit et deux recueils de poésie, Les recoins inquiets du corps ainsi que Dehors l’intime aux Éditions les Herbes rouges. 

On a pu l’entendre et la voir lire ses textes dans différents festivals et événements littéraires au Québec et en Europe. Elle a reçu le prix Félix-Antoine Savard 2009 pour la suite de poèmes intitulé Ça.

Mario Cholette a  participé à la fondation et à la direction des revues Influx, Gaz Moutarde; il a été également membre du comité de rédaction de la revue Exit. Il a collaboré à plusieurs revues de poésie dont La Nouvelle Barre du jour, Estuaire, Le Croquant (France) et Blanco Movil (Mexique). Il a publié sept livres dont Le Temps des pierres aux Écrits des Forges, qui fut finaliste au prix Estuaire des Terrasses St-Sulpice en 2003. 

Mathieu Croisetière est né en 1975 à Sainte-Ursule en Mauricie. Après avoir publié dans les revues Estuaire et Exit, il compte maintenant deux recueils de poésie à son actif, La vie basse et La fin des mots, parus respectivement en 2008 et en 2009 aux Éditions d’Art le Sabord. Diplômé en littérature, il travaille à la librairie Clément Morin de Trois-Rivières, ville où il réside actuellement. En 2009, il a remporté le deuxième prix de poésie aux Prix littéraires Radio-Canada, pour une suite poétique intitulé 24/7.

Véronique Cyr est née à Montréal en 1978. Après des études de maîtrise en littérature à l’Université du Québec à Montréal, elle publie La maison sans miroir en 2006 (finaliste au Prix des lecteurs du marché de la poésie) puis La vie liquide en 2008 aux éditions Poètes de brousse.  De 2007 à 2009, elle participe à la tournée émergence poétique en compagnie de six poètes de la relève et fait des lectures dans plusieurs villes du Québec. Parallèlement à son activité poétique, elle travaille en francisation des nouveaux arrivants au cégep Marie-Victorin depuis 2006.

Toujours aux éditions Poètes de brousse, elle publiera, à l’automne 2010, un troisième livre de poèmes L’installation du feu.

Jean-Paul Daoust a publié depuis 1976 une trentaine d’ouvrages de poésie et deux romans. Il fut lauréat du prix du Gouverneur général (1990) pour Les cendres bleues, recueil qui a été traduit en anglais, en slovène et en espagnol. Son recueil l'Amérique a aussi été enregistré sur CD dit par l'auteur (XYZ, 2005). 

Parmi ses ouvrages des dernières années : Cobra et Colibri (Noroît, 2006), Cinéma gris (Triptyque, 2006), Fleurs lascives (Écrits des Forges et L’idée bleue, 2007), Élégie nocturne (Planète Rebelle, 2008), accompagné d’un CD avec des musiques de Manu Trudel, Le vitrail brisé (Écrits des Forges, 2009) qui a remporté le Grand prix Quebecor du Festival international de la poésie 2009 et son dernier recueil, Carnets de Moncton : Scènes de la vie ordinaire (Perce-Neige, 2010).

Daniel Dargis enseigne la littérature au Cégep de Trois-Rivières. Il a publié dix recueils de poésie aux Écrits des Forges dont:
Les noces de l'abandon (2003),
Hiver noir (1998),
Lumière artésienne (1993),
Déchirures  (1991)
et Continents neufs (1989). 

De nombreux poèmes ont paru dans plusieurs revues tant au Québec, au Canada anglais, aux États-Unis qu'en Europe. Ses textes figurent dans plusieurs anthologies.

Il a participé à de nombreuses collaborations artistiques où ses poèmes accompagnaient des œuvres picturales de Fernand Leduc, Serge Lemoyne, Louise Prescott, François Vincent et Jocelyne Duchesne entre autres. 

En 2006, il reçoit le prix Jean-Lafrenière/Zénob 2005 dans le cadre du 22e Festival International de la Poésie.

Carole David est l’auteure d’une œuvre qui mêle narrativité et poésie, américanité et féminité comme en témoignent ses recueils de poésie Terroristes d’amour (1986) prix Émile-Nelligan, Abandons (1996) prix de poésie des Terrasses St-Sulpice, La Maison d’Ophélie (1998) finaliste au prix du Gouverneur général, son roman Impala (1994) et son recueil de nouvelles, Histoires saintes (2001). Ses livres sont traduits en anglais et en italien. 

Depuis 2006, elle présidente de la Maison de la poésie. Son dernier recueil, Manuel de poétique à l’usage des jeunes filles, vient de paraître.

Artiste visuelle de formation, Monique Deland enseigne les arts de 1978 à 1995, avant d’opter plus spécifiquement pour la littérature. Elle est l’auteure de quatre livres de poésie dont le plus récent, Miniatures, balles perdues et autres désordres (Noroît, 2008), s’est mérité le Prix Alain-Grandbois de l’Académie des Lettres du Québec.

Lauréate du Grand Prix de Poésie Le Noroît 1993 pour Ta présence à peine, du Prix Émile-Nelligan 1995 pour Géants dans l’île et du Prix Félix-Antoine-Savard  2010 pour Tu divises l’espace, elle reçoit également le Prix académique Québec-Amérique 1997 pour Rivages, Pour une esthétique de l’ambivalence qui souligne l’excellence de son mémoire de maîtrise en création littéraire, déposé à l’UQÀM.

Critique de poésie depuis 1995 pour les revues Trois, Estuaire, puis actuellement Moebius et membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire de 1999 à 2007, elle donne aujourd’hui des ateliers d’écriture pour le compte de différents organismes.

Jean-Marc Desgent est né à Montréal en 1951. Depuis 1974, il a fait paraître une vingtaine de titres aux Éditions Les Herbes rouges et aux Éditions Les Écrits des Forges. Il a remporté, en 1994, pour Ce que je suis devant personne et, en 2005, pour Vingtièmes siècles, Le Grand Prix du Festival International de la Poésie. Pour ce dernier titre, il reçoit aussi le Prix de poésie du Gouverneur Général et le Prix Estuaire des Terrasses Saint-Sulpice

En 2006, on lui décerne le Prix Jaime Sabinès/Gatien Lapointe pour l’ensemble de son œuvre traduite en espagnol. En 2010, il publie Portraits de famille, aux Écrits des Forges. Pour ce recueil et pour l’ensemble de son œuvre, il remporte, au Marché de la Poésie de Paris, le Prix International de Poésie Antonio-Viccaro. Le critique universitaire François Paré a écrit : « L’œuvre poétique de Jean-Marc Desgent est l’une des plus bouleversantes et des prophétiques de la poésie québécoise actuelle. » 

Né à Montréal en 1968, Stéphane Despatie participe activement à la vie littéraire et culturelle depuis le début des années 90, d’abord en tant qu’éditeur de la revue Entracte consacrée aux arts de la scène, puis successivement comme libraire, chroniqueur littéraire, directeur d’une collection de poésie, organisateur et animateur de lectures publiques, et comme lecteur de ses propres œuvres traduites en plusieurs langues. 

Il a été l’un des fondateurs du Marché de la poésie de Montréal et est présentement directeur de la revue de poésie Exit et directeur général des Écrits des Forges. Parmi ses plus récentes œuvres, mentionnons Ce qu’il reste de nous  (2006) et Ceux-là (2008).


  Photo:
  @nathalie Constans, 2010.

Né le 28 août 1950, Roger Des Roches vit à Montréal (Québec). Il a publié une trentaine d’ouvrages, la plupart aux éditions Les Herbes rouges – une œuvre majeure, originale, source d’influence pour toute une génération de poètes. Plusieurs de ses livres ont été mis en nomination pour des prix littéraires prestigieux. Son recueil La Réalité a mérité le Grand prix de poésie du Journal de Montréal 1992, alors que Nuit, penser a remporté le Grand prix du Festival international de poésie 2001. 

À l’automne 2008, il célébrait ses 40 ans de carrière avec la publication d’un recueil de poésie, dixhuitjuilletdeuxmillequatre, unanimement salué par la critique. Ce livre lui a valu le tout premier Prix Chasse-Spleen de la poésie et le prix Terrasses-Saint-Sulpice

de la revue Estuaire 2008. Au printemps 2011, il publiera, aux Herbes rouges, un nouveau recueil de poésie intitulé Le nouveau temps du verbe être. 


 Photo: Gilles Daigneault

Née à Montréal, ville qu’elle habite toujours, Denise Desautels a publié, au Québec et à l’étranger, plus de trente recueils de poèmes, récits et livres d’artiste qui lui ont valu de nombreux prix et distinctions, notamment les prix du Gouverneur général du Canada,  du Festival International de la Poésie, de la Société Radio-Canada et la bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Mémoires parallèles, une anthologie de son travail poétique, est parue aux Éditions du Noroît en 2004 et The Night Will Be Insistent, Selected Poems : 1987-2002, chez Guernica Editions en 2007. Ses deux derniers ouvrages, Le cœur et autres mélancolies (Éditions Apogée) et L’œil au ralenti (Éditions du Noroît), ont également été publiés en 2007.

Denise Desautels a reçu à l’automne 2009 le prix Athanase-David, la plus haute distinction décernée en littérature par le gouvernement du Québec. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec.

Photo: Gaëtan Beauchamp

Native de Rouyn-Noranda, Louise Desjardins a publié, depuis 1983, une dizaine de recueils de poésie, dont La 2e Avenue (Éditions de l’Hexagone, 1995), finaliste au prix du Gouverneur général, Ni vu ni connu (La courte échelle, 2002), qui a remporté le sceau argent du prix du livre Monsieur Christie, et Silencieux lassos (Écrits des Forges, 2004). Elle a également écrit quatre romans dont La Love (Leméac, 1994), pour lequel elle a remporté le prix du Journal de Montréal et le prix des Arcades de Bologne, So long (Boréal, 2005) et Le fils du Che (Boréal, 2008).

Traductrice de poésie, elle a entre autres traduit récemment un recueil de Margaret Atwood, La Porte, publié au Lézard amoureux. Par ailleurs, elle est l’auteure de la biographie de la chanteuse Pauline Julien parue chez Leméac en 1999 et d’un recueil de récits d’enfance, Momo et Loulou, écrit en collaboration avec Mona Latif-Ghattas, et publié aux éditions du remue-ménage en 2004.

Ann Diamond est née à Montréal en 1951. Elle a publié trois livres de poésie dont A Nun’s Diary (1984, 1989) a été adapté pour le théâtre par Robert Lepage et faisait sujet d’un film documentaire de l’ONF (Breaking a Leg, 1992). Elle a reçu le prix Hugh MacLennan pour son recueil Evil Eye (fiction, 1994) et le prix Event en non-fiction (1991). Elle a aussi publié trois romans : Mona’s Dance (1988), Dead White Males (2000), et Static Control (2008).

Ses essais, articles et nouvelles ont paru dans plusieurs revues canadiennes et américaines, dont Geist, Canadian Fiction Magazine, Canadian Forum, Ms., Chatelaine, Books in Canada, etc. Elle a enseigné à l’Université Concordia (Montréal) et à Thompson Rivers University en Colombie-Britannique. Depuis 2003, elle travaille sur un long récit sur son enfance pendant la Guerre Froide au Canada. Sa traduction de la poésie de Kiril Kadiiski a été publié en 2007 par L’Esprit des Peninsules (Paris) et Les presses universitaires Saint-Clément d’Ochride (Sofia).

Hélène Dorion a publié plus d’une vingtaine de livres, parmi lesquels Le Hublot des heures (poésie), Ravir : les lieux (poésie), L’Étreinte des vents (récit), Jours de sable (récit) et Sous l’arche du temps (essai). Une anthologie de ses poèmes, préparée par Pierre Nepveu et intitulée D’argile et de souffle, a été publiée en 2002 aux Éditions Typo et, en 2006, une rétrospective de son œuvre paraît aux Éditions de l’Hexagone sous le titre Mondes fragiles, choses frêles.

Son œuvre, traduite et publiée dans une quinzaine de pays, lui a mérité plusieurs distinctions et prix littéraires dont le prix Charles-Vildrac de la Société des Gens de Lettres, le prix de la revue Études Françaises de l’Université de Montréal, le prix Mallarmé, le prix Anne-Hébert, le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, le prix Aliénor et le Prix International de Poésie Wallonie-Bruxelles. 

Hélène Dorion est membre de l’Académie des Lettres du Québec, elle fait partie des jurys des prix de poésie de langue française Léopold-Senghor et Louise-Labé.

Isabelle Dumais est née en 1971 et vit à Trois-Rivières. Elle pratique la peinture, la gravure et l’écriture. Elle s’intéresse aux expressions justes, dépouillées mais chargées d’affects. Elle a participé à plusieurs événements poétiques. 

Finaliste aux Prix littéraires Radio-Canada 2008 en poésie, elle a publié en 2010 Un juste ennui (Éditions du Noroît). 

Active en arts visuels, ses oeuvres ont été présentées au Québec et à l’étranger, notamment en Italie, en Suède et bientôt au Japon. 

Elle a reçu divers prix, dont le Grand Prix culturel de la Ville de Trois-Rivières en arts visuels et le Prix de la Société Loto-Québec lors de la 5e Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières. 

Enseignante et coordonnatrice du Département d’Arts plastiques au Cégep de Drummondville, elle a participé à la mise sur pied du programme en arts dans ce collège. Elle prépare actuellement un doctorat en arts visuels et philosophie et travaille à ses projets d’écriture.

Pascal-Angelo Fioramore est un artiste éparpillé qui tente de gérer une carrière de chanteur-performeur au sein des Abdigradationnistes depuis 1995, un peintre en sursis, un coéditeur au sein des Éditions Rodrigol, un DJ pop nommé Angelo, un poète sur la corde raide venant de faire paraître Têtagoise aux dites éditions en 2010 et une paternité de plus en plus définie par son titre «d’homme au foyer». Il est membre actif du groupuscule A.T.R. (Action Terroriste Ridicule).

Finaliste pour le Prix des Libraires en 2004 avec son roman Lettres de Russie, publié chez XYZ, boursier de la ville de Paris, en 2009, Jacques Garneau est romancier et poète. Il a publié une quinzaine de livres (essais, romans, poésies). Il a enseigné à Québec, sa ville natale, pendant plusieurs années au secondaire, au collégial et à l’université.

Il a collaboré à plusieurs revues littéraires. Il anime, depuis 1984, des ateliers d’écriture avec des psychotiques. Il a publié des textes de psychotiques à deux reprises : Écrire à la folie! Et La page de l’Autre. Il est actuellement superviseur à la correction de l’Épreuve uniforme du français du collégial. Il vient de faire paraître un recueil de poésie aux Éditions Cornac, intitulé Un fleuve sur la langue suivi de Les paroles bleues. 

Elle a dirigé la revue Brèves littéraires en 2006-2007 et est l’auteur d’une chronique dans l’Unique, le bulletin de l’Union des écrivains québécois.  Toujours en 2007, elle a participé à la préparation de The Echoing Years. An Anthology of Poetry from Canada & Ireland avec John Ennis, Randall Maggs et Stephanie McKenzie, publiée par le Center of Newfounland & Labrador Studies, du Waterford Institute of Technology, en Irlande. Quelques-uns de ses poèmes apparaissent dans How the Light Gets in… Anthology of Poetry from Canada. 

Outre des écrits en tant que sociologue, elle a fait paraître des poèmes et des nouvelles dans diverses revues littéraires. En 1999 paraissait aux Écrits des Forges  Solos  puis, chez le même éditeur, en 2010 le recueil Trajets, passages et autres déménagements d’atomes. Elle a été récipiendaire, en 1995, des Prix Piché-Le Sortilège du Festival international de la poésie et Premier prix de prose de la Société littéraire de Laval.

Né dans le Bas-Saint-Laurent en 1986, François Guerette a terminé un baccalauréat en littérature à l’Université du Québec à Rimouski, tout en collaborant à diverses soirées alliant jazz libre, musique du monde et poésie. En 2009, il parcourt l’Europe pendant quelques mois avant de s’installer à Montréal, où il entreprend des études de maîtrise portant sur l’acte créateur en tant qu’ensauvagement. Plusieurs fois finaliste aux Prix littéraires Radio-Canada, il a publié à l’automne 2009 un premier recueil, Les oiseaux parlent au passé, aux éditions Poètes de brousse (finaliste Prix Émile Nelligan 2009).

Né en Bosnie (1929), émigrant politique en Italie (1945), entre dans l’armée, séjourne en Afrique du Nord et en Extrême-Orient (1946 à 1950). Démobilisé, il travaille à Paris. Arrivé au Québec (1952), il est intégré tôt à la vie littéraire (1954), obtient une maîtrise en lettres (1957), un diplôme en administration (1959) et devient cadre dans des établissements commerciaux (1954 à 1974).

Poète et éditeur, il collabore avec Gaston Miron (1955), devient membre de la direction des Éditions de l’Hexagone (1961). Ils forment une nouvelle société légale, dont ils sont associés et coéditeurs (1970 à 1981). Horic demeure l’unique animateur jusqu’en 1991. Il crée de nouvelles collections par genre générique et fonde celle de « Typo » (1984). Il est également associé aux éditions Parti Pris (1976) ainsi qu’aux Herbes rouges, qu’il cofonde (1978). En cédant l’Hexagone à Sogides (1991), il préside le comité d’édition pour se retirer en décembre 1996.

Cosmopolite, polyglotte et libertaire, Alain Horic demeure un intellectuel engagé.

Photo: Violette Lise Duguay

Guy Jean est né à Campbellton et habite Gatineau. Poète, il fait de l’écriture son occupation principale et s’implique activement dans le développement des lettres en Outaouais. Président de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais et  de la Corporation du salon des Régions du Livre de 1997 à 2002, membre de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la Ville de Gatineau de 2002 à 2008, il est présentement représentant de l’Outaouais à l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. 

Par la publication de sept recueils et de textes dans divers collectifs et revues, ainsi que par sa participation à des lectures publiques, sa poésie est maintenant diffusée au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Monique Juteau a publié cinq recueils de poésie dont Des lieux des villes un chou-fleur (Écrits des Forges, 2008) écrit en Inde, à Paris et Lyon où elle a séjourné dans le cadre du Programme d’échanges d’écrivains du Conseil des arts et des lettres du Québec.  En 2001, elle recevait le prix de poésie Félix-Antoine-Savard pour une suite poétique intitulée Jeux de mémoire en l’espace de quelques huîtres (revue Arcade). Elle est également l'auteure de romans et de récits dont  L'Emporte-clé (Vlb, 1994)  et  Le voyage a dit (éditions Varia, 2005). 

En 2002, elle remportait le Grand prix littéraire Radio-Canada, catégorie Récit de voyage, 2e prix. Elle garde un précieux souvenir de sa participation, en 2006, au Colloque international en études québécoises organisé par le Centre d’études françaises et francophones de l’Université Jawaharlal-Nehru, Delhi, Inde. En 1998, elle recevait le prix littéraire Gérald-Godin  pour Des jours de chemins perdus et retrouvés (Écrits des Forges 1998). 

Benoit Jutras est né à Montréal en 1975 et a publié en 2002 Nous serons sans voix pour lequel il a été lauréat du prix Émile-Nelligan ainsi que finaliste pour le prix Jacqueline-Déry Mochon, le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec et le prix du Gouverneur général du Canada.

Détenteur d’une maîtrise en études littéraires de l’UQÀM et ayant participé à plusieurs lectures publiques depuis 1998, son second livre de poésie, L’Étang noir, lui a également valu d’être finaliste pour le Prix de poésie Estuaire des Terrasses Saint-Sulpice 2005, le prix Alain-Grandbois et celui du Gouverneur général. Il fut chroniqueur littéraire pour l’hebdomadaire culturel Voir de 2004 à 2007 et enseigne maintenant la littérature au niveau collégial. À l’automne 2007 paraissait son troisième titre, L’année de la mule, salué avec enthousiasme par la critique, pour lequel il fut à nouveau finaliste du Prix de poésie Estuaire des Terrasses Saint-Sulpice.

Active depuis plusieurs années dans le milieu des arts visuels, notamment par le biais de la critique d'art et de catalogues d'artiste, Annie Lafleur consacre toutefois à l'écriture poétique sa préoccupation majeure, bien que l'essai et d'autres genres hybrides soient également présents. 

En 2007, elle publie son premier recueil de poésie intitulé Prolégomènes à mon géant aux Éditions Le Lézard Amoureux et en 2009, elle publie Handkerchiefchez le même éditeur. Elle fait partie du comité rédactionnel de OVNI magazine (Littérature art cinéma) et rédige présentement son troisième recueil intitulé L’Affaire Odéon.

Monique Laforce, virgule poète, comme on la dénomme à Québec, est bien connue dans le milieu littéraire pour son implication et sa participation à de nombreux événements poétiques. Présidente de la Société littéraire de Charlesbourg, où elle organise deux soirées de poésie par année. Membre de la Table des lettres du Conseil de la Culture depuis plusieurs années, elle est aussi membre du comité de rédaction de la revue Poésie, aux éditions de L’Oésie. Contribue à plusieurs revues littéraires au et hors Québec et à des enregistrements sonores.

Elle écrit en français, anglais et espagnol et participe à différents événements culturels dans ces trois langues. 

Elle a publié dix recueils de poésie, dont L’insolite lenteur de mourir aux   Éditions de l’Oésie. De minérale mémoire, livre d’art, où ses poèmes accompagnent 32 tableaux de Jean-Guy Jobin. Osmose, C.D. avec Bertrand Tremblay et Laurier Veilleux. Éditions de l’Oésie.

Né au Québec, à Beloeil, dans la vallée du Richelieu, Jean-Marc La Frenière vit actuellement à Saint-Ferdinand dans la région des Bois-Francs.

Il est un poète debout et sans compromis, loin des écoles, des assis et des fonctionnaires de l'écriture,  un homme d'une seule croyance, la poésie. L'écriture de Jean-Marc La Frenière n'est pas un chant, c'est une marche, un travail. La bêche dans une main et la lampe dans l'autre, il creuse, il écrit à même sa substance, les yeux ouverts pour redresser mot à mot l'horizon; le sien, le nôtre. Ces dernières parutions : Un feu me hante,  (avec des illustrations de Lino), Editions D’Art Le Sabord, Trois-Rivières, 2009  (Prix Nouvelle Voix du Salon du Livre de Trois-Rivières, 2010) et Ma langue est mon pays, Éditions Trois-Pistoles, Trois-Pistoles, 2010.

 

Gabriel Lalonde est un poète et un artiste en arts visuels de Québec. Il explore tour à tour et ensemble les langages plastiques et poétiques. Créateur pluridisciplinaire, il peint et sculpte, en abordant toutes les matières. Il retranscrit la parole dans son travail visuel et crée des traces d'humains, des traces du passage du temps. Il écrit et publie de la poésie, des nouvelles et des contes jeunesse, principalement aux éditions Le Loup de Gouttière de Québec.

Daniel Leblanc-Poirier est né au Nouveau-Brunswick en 1984. Son premier recueil, La lune n’aura pas de chandelier (l’Hexagone, 2007) lui a valu le prix Félix-Leclerc de la poésie 2009.

Il a été lauréat du prix de la relève Gaston-Lallement à deux reprises. Son dernier livre, Gyrophares de danse parfaite est paru en 2010, aux Éditions de l’Écrou. En marge de la poésie, il s’adonne aux arts visuels et à la chanson country.

Né à Valleyfield en 1951, Luc Lecompte est l’auteur de trois romans et de huit recueils de poésie. Certains de ses poèmes figurent également dans des anthologies, des ouvrages collectifs et des revues. Les recueils Inventaire, Chronique du temps animal et Le dernier doute des bêtes lui ont respectivement mérité d'être retenu finaliste au prix Alain-Grandbois 1997 de l'Académie des lettres du Québec, au Grand Prix du Festival International de Poésie de Trois-Rivières 1998 et au Prix de poésie des Terrasses Saint-Sulpice 2002.

Il a aussi collaboré à des manifestations culturelles : festivals de poésie, récitals, lectures publiques, émissions radiophoniques, événements artistiques, spectacles multimédia de littérature dont Formes 5: La puissance des lieux, présenté à Québec et à Montréal.

Geneviève Lévesque, née le 9 août 1975 à Tracadie, Nouveau-Brunswick, s’intéresse à l’image et à ses résonances sensorielles, d’où le surréalisme qui inspire  sa poésie ainsi que la profonde empreinte mythique de la plupart de ses textes.

Sa formation universitaire et son expérience d’enseignement l’ont conduite à s’interroger sur la pratique scripturale, notamment dans le cadre de sa thèse récemment soutenue à l’Université Laval, intitulée « Une écriture à l’œuvre dans Malicroix d’Henri Bosco ».

En 2003, elle a publié un premier recueil de poésie au Loup de Gouttière (Québec), Les aurores boréales naissent sous les pierres, pour lequel elle a été finaliste au gala des prix Éloizes du Nouveau-Brunswick dans la catégorie « artiste de l’année en littérature ». En mars 2010, son second recueil 2, un récit-poème racontant le voyage d’un je qui se retrouve au sein d’une maison aux possibilités surréalistes, a été publié aux éditions Cornac (Québec).

Audrey-Anne Marchand a terminé récemment ses études collégiales en littérature et médias et se voue depuis peu à la poésie qu’elle a découverte dans un cours sur ce genre littéraire pendant son parcours collégial. Elle publie un poème dans le recueil inter collégial Pour l’instant édition 2010. Elle se consacre maintenant à l’écriture d’un premier recueil et à la musique.

Elle se dirige actuellement vers des études en littératures française et anglaise à l’université McGill. Sa poésie aborde principalement la distance difficile mais nécessaire entre soi et l’autre et également les limites de la science. Audrey-Anne s’intéresse précisément aux phénomènes qui font que chacun de nous est dans l’incapacité de se définir uniquement par lui-même ce qui  requiert la présence de l’autre et d’une certaine ubiquité.

Né en 1941 à Amos, Québec, Émile Martel est détenteur d'une Licence ès lettres de l'Université Laval de Québec et, en 1964, d'un Doctorado en filosofía y letras de l'Université de Salamanque, en Espagne. Professeur de langue et littérature espagnoles et françaises aux États-Unis et en Colombie-Britannique, il a ensuite été diplomate au service du gouvernement canadien de 1967 à 1999 en Amérique centrale, au Mexique et en Europe, dont douze ans à Paris aux services culturels de l'Ambassade du Canada.

Il a publié dix-sept ouvrages de poésie et de fiction, près de trente  traductions d'auteurs hispaniques et plus de dix traductions d'oeuvres littéraires en anglais, la plupart en collaboration avec Nicole Perron-Martel. Avec Pour orchestre et poète seul, publié aux Écrits des Forges, il a obtenu en 1995 le Prix du Gouverneur général du Canada pour la poésie de langue française. 

Il est président du Centre québécois du P.E.N. International. Il vit à Montréal et à Saint-Jean-Port-Joli, au Québec. 

Née en 1966 à Ekuanitshit (Migan), Rita Mestokosho est poète. Elle est également conseillère dans les domaines de la culture et de l'éducation au Conseil des Innus de sa communauté. Elle a publié le recueil Eshi Uapataman Nukum (Editions Piekuakami, 1995) et collaboré à diverses revues et anthologies comme l'Anthologie de Littérature amérindienne du Québec (Hurtubise HMH, 2004).

Sa sensibilité aiguisée désigne les émotions en découpant un trajet qui nous fait remonter jusqu'à leur source. Comme une rivière gelée pourrait fendre à tout instant, les poèmes de Rita Mestokosho dégagent une force qui menace de nous faire chanceler, sous l'effet d'une fragilité contenue à l'intérieur de leur voix. D'après elle, « l'homme est comme un saumon, le saumon remonte toujours la rivière où il est né, c'est cela le vrai mystère.

Eshi Uapataman Nukum comment je perçois la vie Grand-mère a été rééditée en Suède par BEIJBOM BOOKS avec la préface de Jean Marie LeClézio.

Photo: Danielle Schaub

À propos de son écriture, on peut lire dans l’Anthologie de poésie québécoise Des pas sur la neige  publié par l’Université Laval (2009) : « Auteure de deux romans, Le Goudron et les plumes (1993) et Unless (1995), Hélène Monette est à la fois excessivement sensible et très mordante. Avec une écriture très près du réel qui oscille entre prose et poésie, elle saisit aussi bien les aspérités du quotidien que sa beauté souvent broyée par l’accoutumance.

L’amour, l’enfance et la marginalité sont chez elle des thèmes de prédilection, et sa voix, portée par une urgence de dire patente, est certes l’une des plus généreuses de la poésie québécoise actuelle. Parmi ses recueils importants, mentionnons le cinglant Montréal brûle-t-elle ? (1987), Plaisirs et paysages kitsch (1997), Le Blanc des yeux (1999) et Un jardin dans la nuit (2001). Son douzième titre, Thérèse pour Joie et Orchestre, remporte le Prix du Gouverneur général en poésie, à l’automne 2009. 

Hélène Monette a publié dans les revues Moebius, Estuaire, Le Sabord, Arcade, Exit et Relations. Elle est cofondatrice du magazine Ciel Variable. 

Catherine Morency a publié divers ouvrages, dont deux recueils de poèmes, Les impulsions orphelines et Sans Ouranos, parus aux Éditions du Lézard amoureux en 2005 et 2008.

Elle a également fait paraître une étude sur Roland Giguère (L’atelier de L’Âge de la parole : poétique de la rétrospective chez Roland Giguère, Les Heures bleues, 2006), un portrait poétique (Marie Chouinard chorégraphe, Varia, 2006) et vient de terminer une thèse de doctorat qui porte sur la question des commencements dans les premiers écrits de Gaston Miron, Alexis Lefrançois, Claude Gauvreau, Roland Giguère et Anne Hébert.

Photo: Christian Delafontaine

Originaire de Sherbrooke, Joanne Morency vit en Gaspésie depuis vingt ans. Lauréate du prix Piché de poésie en 2007, son premier recueil Miettes de moi, publié chez Triptyque, lui a valu le prix Jovette-Bernier 2009 au Salon du livre de Rimouski.

Dans une prose poétique empreinte de simplicité, elle y présente la quête d’une femme pour réunir les pièces d’un puzzle bien plus grand qu’elle. Vient de paraître, toujours chez Triptyque, sa suite poétique Le cri des glaciers, en lice en 2009 pour le Prix littéraire Radio-Canada. La poète y poursuit sa quête d’unification et de guérison, tant au plan personnel que collectif.

Photo: Luc Chartier

André Ricard vit à Québec. Il a pratiqué la mise en scène, la scénarisation et la réalisation. Il enseigne jusqu'au milieu des années soixante-dix au Conservatoire, à l'Université Laval, à l’École nationale de théâtre puis se consacre entièrement à l'écriture.

Il est l’auteur de neuf pièces de théâtre, de pièces radiophoniques et télévisuelles, de deux suites poétiques, de plusieurs nouvelles et de deux récits. Il a également participé à des collectifs et a signé cinq traductions de dramaturges de langue anglaise. Il est membre de l’Académie des lettres du Québec, dont il a été secrétaire. Il a fait longtemps partie du comité de direction de la Rencontre québécoise internationale des écrivains; il est directeur adjoint de la revue Les Écrits.

Docteure en littérature québécoise, Chantal Ringuet s'intéresse depuis plusieurs années à la culture juive de la Mitteleuropa. Chercheure postdoctorale en études juives canadiennes à l'Université d'Ottawa de 2007 à 2008, elle s'est inspirée de ses recherches pour écrire un premier recueil poétique, Le sang des ruines, qui se compose de deux narratives de survivants de la Shoah.  Cet ouvrage qui reflète, à certains égards, sa préoccupation pour les droits humains sur la scène internationale, a remporté le prix littéraire Jacques-Poirier 2009.

Né en 1969 à Montréal, il a chanté dans plusieurs groupes Grindcore dont Unmasked Societyet Slayed Nnekros. Il a enregistré quelques disques pirates et s'est retrouvé sur différentes compilations et anthologies du Québec et de l'Europe.

Il a publié quatre recueils de poésie: Simple imagination, 1995; Dans la bonne saison des talents, 1996 aux Éditions Mains blanches ; Un paradis dans le néant, 2006 (Teichtner); et le plus récent: Narcissique dans le bec de l’autruche, 2010, Éditions Dédicaces. Depuis 2000, il organise et anime les soirées de poésie-musique SoloVox à Montréal, ainsi que deux fois par année à la bibliothèque Marie-Uguay. Durant l'été 2010, SoloVox s'est retrouvé dans la programmation de la 22e édition des Francofolies de Montréal. Il anime aussi l'émission radiophonique Poète, vos papiers! sur CINQFM au 102,3.

Écrivain poète, ainsi que critique cinématographique et littéraire, André Roy vit à Montréal. Il est membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire. Il a publié plus d’une vingtaine de livres de poésie et obtenu quatre prix prestigieux : le Prix du Gouverneur général du Canada en poésie pour Action writing, en 1986, le Grand Prix de poésie de la Festival International de la Poésie pour L'Accélérateur d'intensité, en 1987, le Prix Estuaire-Les Terrasses Saint-Sulpice pour Vies, en 1999, et le Premier Prix en poésie aux Concours littéraires de Radio-Canada, en 2008, pour une suite inédite intitulée  La science de l’adieu .

Sa poésie est traduite en albanais, anglais, chinois, espagnol (Espagne et Mexique), italien, macédonien, portugais, serbo-croate, slovaque et tchèque. Trois  nouveaux livres de poésie pour 2010 et 2011 : Terra nova, Les fantômes de l’automne et C’est encore nous qui rêvons.

Né en 1953 à Cuba, il vit au Canada depuis 1988 et a été naturalisé canadien en 1992. Il détient un certificat en littérature chinoise de l’Université de Shanghai (2008), un certificat en création littéraire de l’UQÀM (2000) et un B.A. en sciences et lettres (Cuba, 1974).

Il a publié des recueils de poésie Les sept chemins du vent, 2008, L’alphabet des étoiles (2000) et Rencontre, traduit de l’espagnol (1995).

Sa poésie a été publiée dans plusieurs revues et anthologies dont Estuaire, l’Anthologie du Noroît, Miradas de nostalgia, etc.

Jean Sioui est Wendat. À l’âge de sa retraite, il a complété un baccalauréat multidisciplinaire création littéraire, en études autochtones et en études bibliques à l’Université Laval. Il a publié son premier recueil, Le Pas de l’Indien, aux éditions Le Loup de Gouttière en 1997, où il a dirigé une collection jeunesse. Il a publié en 2004 Poèmes rouges un recueil de poésie. En 2007 il a publié un recueil de poésie L’avenir voit rouge aux Écrits des forges. 

Il est cofondateur du Cercle d’écriture de Wendake, animateur d’ateliers de poésie au CDFM (Centre de développement de la formation et de la main-d’oeuvre huron-wendat) et formateur au Banff Center pour le Conseil des Arts du Canada.

Il a participé en 2008 au Festival International de la Poésie de Namur-Belgique. Invité en 2009 aux correspondances d’Eastman, au Festival Présence autochtone et à plusieurs autres événements littéraires. 

Photo: Caroline Hayeur

France Théoret vit à Montréal sa ville natale. Elle détient un doctorat en études françaises de l’Université de Sherbrooke. Elle a enseigné dix-neuf ans au niveau collégial et organisé de nombreux ateliers littéraires libres. Membre de la direction de la revue La Barre du jour de 1967 à 1969, elle a écrit l’un des monologues de la pièce collective La Nef des sorcières créée au Théâtre du Nouveau Monde en 1976, cofondé le journal féministe Les Têtes de pioche la même année et, en 1979, le magazine culturel Spirale, qu’elle a dirigé de 1981 à 1984.

Elle a publié en 1977, un premier recueil de poèmes, Bloody Mary, qui est devenu l’un des textes emblématiques de l’écriture des femmes. Également romancière et essayiste, elle a publié vingtaine de titres et s’est retrouvé plusieurs fois finaliste à des prix littéraires prestigieux.  


  Photo: Anne-Marie Crevier

Né à Jonquière (Québec) en 1968, le poète, écrivain, performeur et communicateur Tony Tremblay est cofondateur de la revue de poésie Exit. Il a remporté le Prix Émile-Nelligan en 1998, ainsi que le prix du Salon du Livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 1999 pour Rue Pétrole-Océan. 

Chroniqueur ainsi que réalisateur et animateur à la radio,  journaliste, reporter à la télévision, producteur, webmestre, et carnetier web, il se produit régulièrement depuis 1995 dans des spectacles et des récitals où il collabore avec des musiciens. On a pu voir et entendre Tony Tremblay au Québec, au Canada et en France. Le travail de Tony Tremblay demeure essentiellement préoccupé par la prise de parole, la poésie et la nécessité de sa diffusion.

Né en 1977, François Turcot a publié Cette maison n’est pas la mienne (prix Émile-Nelligan 2009), Derrière les forêts (finaliste du prix Émile-Nelligan 2008) et miniatures  en pays perdu (2006) aux éditions La Peuplade.

Il collabore à divers projets d’écriture et publie parfois ses poèmes dans des ouvrages collectifs et dans des revues (Le livre de chevet, Riveneuve Continents, Aufgabe, Action Yes, filling Station, Nor, C’est selon). Ses poèmes ont fait l’objet de traductions vers l’anglais par François Luong et Nathalie Stephens. François Turcot s’est également intéressé à l’hybridité de l’œuvre de W. G. Sebald dans le cadre d’une maîtrise en études littéraires à l’UQAM. Il vit à Montréal et enseigne la littérature au collégial. Il est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).

Poète, journaliste né en Kabylie à la fin de la guerre d’Algérie. A vécu à Tizi-Ouzou jusqu’à son départ, en 2001, pour le Québec. Rédacteur en chef, éditorialiste, correcteur et réviseur, Younsi est également auteur-compositeur. Il explore en ce moment différentes avenues musicales et poétiques liées au domaine kabyle et universel. Critique littéraire, il a contribué durant plusieurs années à vulgariser la création littéraire en marge des dominations de l’heure qui sévissent toujours en Algérie.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Chants et complaintes du polygone, anthologie thématique de la poésie algérienne de 1980 à nos jours, éditions Écrits des Forges /Le dé bleu 2003. Dépossession, errance et temporalité dans la poésie de Tahar Djaout (étude à paraître), Feu de chair, poèmes et Outrance, poèmes. 

Ses poèmes figurent dans des anthologies telles Écriture française dans le monde (Éditions Naaman, Québec) et Effraction, la poésie du tiroir (éditions Le Dé bleu / Le Noroît).

Suite au coup d'état de 1973, elle quitte son pays natal, le Chili. Professeur  d'allemand et d'espagnol,  elle décroche à l'Université de Montréal, un certificat en Expression Dramatique et une maitrise en Éducation.

Ses poèmes sont publiés dans des revues à Montréal, Laval, au Mexique et dans les anthologies: "Voces sin fronteras", Édition  " Alondras",  Montréal; "Conjuro de luces", Centre d’études de la Culture Mixteca,  Mexique; "Presencia femenina en la literatura nacional", Édition Semejanza,  Chile.

Elle est auteure d'un livre des poèmes: ¿Adónde vas madre?, Édition "Alondras", 2007, Montréal. Elle a fait la lecture de poèmes au Troisième festival  "Palabra en el Mundo" 2009, Montréal, au Mujeres Poetas en el País de las Nubes, Rencontre Internationale 2006, Oaxaca, Mexique, au Spectacle bénéfice du Nord au Sud 2010, "tous unis pour le Chili", Montréal et à la Deuxième rencontre d'écrivains hispano-canadienne 2010, Université de Concordia, Montréal.

Comédienne:

Albertine en 5 temps,  Michel Tremblay - THÉÂTRE; La conciergerie,  Benoit Dutrizac et Michel Poulette - CINÉMA; Hasards ou coïncidences,  Claude Lelouch - CINÉMA