Poésie sur TR

Enfant, pendant que je dormais,
un rêve
descendant sur mon oreiller,
m’invitait à naviguer
sur une fleuve très large
jusqu’au pays des arbres.

Ceux-ci me saluaient
au rythme toutes couleurs
de leurs feuilles.

Et quand ce rêve me quittait,
yeux ouverts parmi les ombres,
sans cesse je cherchais
le pays du grand fleuve.

Il y a longtemps déjà
la Poésie,  une fois,
m’a pris par la main
et conduit dans ce pays 
de mon rêve d’enfant.

Sitôt arrivé, la Poésie m’a dit :
«  C’est ici. Ce pays s’appelle Trois-Rivières
où  j’ai toujours vécu. »



Roberto di Pasquale,
  Trois continents  pour Trois-Rivières, suivi de Capitale de la poésie, Écrits des Forges, Trois-Rivières, 2003, p. 15.