Le Grand Prix Québecor
du Festival International de la Poésie 2016
est remis à la poète Carole David pour le recueil L'année de ma dispariton,
publié aux Éditions Les Herbes rouges. adobe


Trois-Rivières, le 8 septembre 2016 — C’est ce matin, lors de la conférence de presse du lancement de la programmation du 32e Festival International de la Poésie que la poète montréalaise Carole David recevait son prix de 15 000 $ pour son recueil L’année de ma disparition publié aux Éditions Les Herbes rouges. Cette bourse est offerte par Québecor (10 000 $) et le Festival International de la Poésie (5 000 $). En plus de son prix, Carole David est invitée à participer aux dix jours du Festival, une valeur de 2 000 $. 

En quatrième de couverture, Carole David présente son recueil en nous glissant à l’oreille: « Je suis entrée dans le boisé de mon enfance avec l’intention d’y rester… Je ne sais rien de ce que j’écris. Ces poèmes sont l’écume de ma chute.» Avec ce nouveau livre, la poète confirme sa stature d’écrivaine essentielle qui sait allier une mythologie personnelle ancrée dans une certaine culture populaire à une réflexion percutante sur les relations de soi au monde sous l'emprise d'une lente et cruelle agonie. Aussi peut-elle affirmer : « Une fille sortie de la lumière jaune / mène son chien à l'abattoir. / Parce qu'il est devenu une âme, / il me demande de le rejoindre ». Jamais, n'aura-t-on senti à ce point la violence du désir devenu désir de violence: « Quelqu’un me prend à la gorge, écrit-elle, pour me monter au ciel. » L'année de ma disparition est fait d’images étonnantes quasi surréalistes qui provoquent le lecteur, le bouscule et le fascine tout à la fois. Le dernier poème nous emporte définitivement: « Je suis là, debout sur un tapis de pissenlits / les mots se sont perdus dans ces temples oubliés… aujourd’hui, deux ballerines aériennes / se mêlent à la lumière; / tout ce que nous dansons nous appartient. » Pour l’ampleur du monde que Carole David nous donne à lire, pour l’étonnement qu’elle nous procure, pour la beauté du diable qu’elle nous fait voir, la poète reçoit cette année cette prestigieuse récompense.

Cette année, le jury a décidé à l’unanimité de retenir deux titres, deux auteurs, deux finalistes parmi lesquels il a choisi une gagnante, madame David. L’autre finaliste est : Patrice Desbiens pour son recueil, Le quotidien du poète (Éditions Prise de parole, 2016).

Patrice Desbiens passe ses poèmes à la fine pointe de l'essentiel. En quelques mots, il sait créer un monde et le clore, pour mieux passer à un autre univers ou à une autre quotidienneté, à une autre rencontre amoureuse ou plus gravement à un dialogue avec la mort mais, sans jamais oublier son humour caractéristique. Le quotidien du poète porte bien son titre: poésie du quotidien dans la vie immédiate du poète qui dit la nudité du geste d’écrire, son évidence, sa simplicité extrême: « Ceci a tout à faire / avec la lumière ». C'est une poésie sans fioritures qui raconte ce qu'elle observe au petit matin. Et là où elle nous rejoint plus que tout, c'est quand elle sait faire du geste plus qu'un geste, du regard porté plus qu’un regard, d’un moment simple une petite éternité, elle touche alors à des vérités fondamentales, humaines trop humaines où se mêlent joies momentanées, pertes et inquiétudes. Un très beau Patrice Desbiens!

Le jury de la saison 2015-2016 était constitué de Jean-Marc Desgent, poète et gagnant du Grand Prix Québecor du FIP 2005, Anne Peyrouse, poète ainsi que de Gérald Gaudet, poète. 

Rappelons que Le Grand Prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l'œuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

 Présenté par Québecor, le Festival International de la Poésie est rendu possible grâce à la participation du ministère de la Culture et des Communications; de Tourisme  Québec;  du ministère du Patrimoine canadien; du Conseil des arts et des lettres du Québec; du Conseil des arts du Canada à l’occasion des Prix littéraires du gouverneur général 2015; de l’Organisation internationale de la francophonie et de la Ville de Trois-Rivières. 

Pour plus de renseignements sur la 32e édition du festival, rendez-vous sur fiptr.com.

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Source : Gaston Bellemare,
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